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Menu > Carnets > L'air d'autres planètes

L'air d'autres planètes

si proche des étoiles, la Puna est la base de lancement idéal des satellites de l'imaginaire – en un rien de temps, on peut explorer les recoins les plus hostiles de la galaxie ou fouler à grands pas les mers séléniques. Mais nous n'y sommes pas seul : d'étranges géoglyphes attestent d'une présence venue d'ailleurs... Mise à feu !

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« Buenos Aires, Musée d'Art Latino-Américain. Nous assistons au vernissage d'une expo consacrée à un grand maître contemporain de l'art abstrait. Assurément, cette série intitulée “L'air d'autres planètes” repousse les limites du genre vers un horizon de textures et de matières proprement extraterrestres. »

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Nombre de photos : 49

Date : 21/03/2009

Localisation : CatamarcaArgentine – région Noroeste

Ce carnet fait partie du périple : La montée aux Enfers

Les photos que nous avons ratées

Les alentours d'Antofagasta de la Sierra offrent bien d'autres découvertes non moins (voire plus) intéressantes. Nous nous étions promis de leur consacrer du temps à la fin de notre périple, lorsque nous bouclerions notre boucle –hors, comme on le verra dans les albums suivants, ce programme a été bouleversé...
Nous nous contenterons donc ici de vous inciter vivement à visiter le Pucará de la Alumbrera (ruines d'une citadelle inca nichée dans les scories du volcan éponyme) et le Cratère du Volcan Galán. Pour les passionnés d'archéologie, les sites de Quebrada Seca et Real Grande sont sans doute incontournables.
Peu après la Cuesta de Randolfo, bien avant El Peñón, vous avez aussi la possibilité de pousser jusqu'à la Réserve Naturelle Laguna Blanca qui offre un bel échantillon de Puna.

Comment y aller ?

Le point de départ de cet album se situe dans la vallée du Río Belén, à proximité de Hualfín. On peut accéder à cette dernière localité depuis les Valles Calchaquíes, qui se trouvent immédiatement au nord (Hualfín est à 150km au sud de Quilmes, ou 204km au sud de Cafayate, en suivant la Ruta 40). Au sud de Hualfín, la Ruta 40 rejoint Belén, puis Londres, et enfin la Nationale 60 qui relie Córdoba (et Buenos Aires) au Paso de San Francisco.
De Hualfín, il faut se rendre 10km au sud, à El Eje, un modeste hameau ; c'est d'ici que part la RP43, notre fil conducteur, direction Villa Vil et Antofagasta de la Sierra. C'est une route asphaltée dont l'état se dégrade sensiblement à mesure que l'on monte vers la Puna.
En cours de route, vous empruntez la Cuesta de Randolfo, puis passez à Pasto Ventura avant d'atteindre El Peñón. 12km après ce dernier village, une bifurcation à gauche conduit au Campo de Piedra Pómez. En poursuivant la RP43, on atteint finalement Antofagasta de la Sierra, 222km après avoir quitté El Eje.
Les sites archéologiques que nous avons visités se situent tous à moins d'une demi-heure de route aux alentours d'Antofagasta de la Sierra. Voir Campo de las Tobas, Punta de la Peña et Peñas Coloradas.

Où dormir ?

Contre toute attente, le modeste village de El Peñon possède un très bon établissement, construit en adobe, qui propose de belles chambres spacieuses : l'Hostería El Peñón – la nourriture y est rustique, mais délicieuse. Consultez leur site internet : www.hosteriaelpenon.com.
A Antofagasta, reportez-vous à notre fiche Antofagasta de la Sierra.

Où et que manger ?

Le restaurant de l'Hostería Municipal de Antofagasta de la Sierra est une bonne occasion de goûter une milanesa de llama (escalope de lama panée).

Ce que nous avons visité

Archéologie

Peñas Coloradas & Punta de la Peña : au milieu de la Puna plate et pelée comme une biscotte saillent de grands blocs rosacés, qui intriguent le voyageur comme ils durent interpeler jadis les peuples précolombien qui en firent leur sanctuaire. Dénicherez-vous les tombes que renferment ces mastabas naturels couverts de hiéroglyphes laineux ?

Campo de las Tobas : les sites d'art rupestre ne manquent pas en Argentine, mais celui-ci a la particularité de se présenter à l'horizontale, sur une grande dalle de tuf volcanique rougeâtre – plus de 250 pétroglyphes, lamas, hommes, pieds, etc., constituent un trésor inestimable mais bien vulnérable, exposé aux intempéries (et aux touristes).

Pucará de La Alumbrera : a priori, c'est un gros tas de scories comme il y en a tant sur la Puna ; mais en escaladant cet immense amoncellement de blocs plus noirs que jais, on découvre des murets, puis de vrais enceintes, enfin carrément des murailles : toute une citadelle de lave façonnée in-situ par les conquérants incas, dans un cadre apocalyptique...

Cuestas

Cuesta de Randolfo : nul précipice ou autre abîme terrifiant le long de ce parcours qui se fraie un passage dans les derniers reliefs australs de la Cordillère Orientale – le vertige, ici, tient plutôt aux dunes monstrueuses qui semblent guetter le voyageur au tournant pour lui barrer la route. Heureusement, la Difuntita veille...

Dévotions

Gauchito Gil : hep hep hep !! Vous venez de dépasser à toute vitesse une petite cahute rouge vif bâtie de bric et de broc sur le bas-côté, et vous n'avez pas daigné klaxonner respectueusement en l'honneur du Gauchito ? Malheureux !! Vous ne souhaitez donc pas mettre toutes les chances de votre côté pour arriver à bon port ??

Difunta Correa : si vous voyagez sur les (trrrrrès) longues routes d'Argentine, n'oubliez pas d'emporter une bouteille d'eau ; non pas pour remédier à votre soif, si prosaïque, mais pour la déposer en offrande dans un des innombrables sanctuaires voués à la Difuntita, afin qu'elle vous protège tout au long de votre trajet...

Réserves

Campo de Piedra Pómez : il émane de ce champ de pierre ponce une beauté irréelle, pétrie de mystère – le tapis de régolithes vous transporte sur la Lune, et l'on jurerait que le dédale des blocs signale les ruines d'une Atlantide engloutie. Pour peu qu'une chape de plomb imprègne l'atmosphère, et l'endroit devient carrément cauchemardesque.

Villes

Antofagasta de la Sierra : dans l'océan de caillasse de la Puna catamarqueña, que balaient de terribles lames volcaniques, le Torreón flamboyant qui signale l'arrivée à la chétive capitale de ce département andin à peu près désertique éveille le même soulagement que le halo d'un phare dans la tempête.

Géographie et thématiques culturelles

Écosystèmes

Puna : retranchée derrière d'abruptes cordillères, cette inexpugnable forteresse bardée de donjons volcaniques héberge une faune rare mais précieuse, dans un environnement désertique aux coloris extraordinaires. Envahisseur, prends garde : son atmosphère éthérée te coupera le souffle plus sûrement qu'une hallebarde !

Zoologie

Lama : il est au guanaco ce que la vache est à l'aurochs : un descendant débonnaire, soigneusement domestiqué par l'homme, génétiquement traficoté, bon à porter les pires charges, à poser en compagnie de touristes surexcités pour cinq malheureux pesos dont il ne verra jamais la couleur, et à terminer en hachis dans une savoureuse empanada. Miam !

Vigogne : le balancement augustement chaloupé de son altier port de tête dessine une moue dédaigneuse sur ses babines, cet air pincé qu'elle arbore continuellement, et son regard profond soigneusement rehaussé d'un fard de jais révèle un détachement souverain, la sérénité olympienne des habitants de la céleste Puna. Un ange passe.

Botanique

Rica-rica : on ne lui prête guère attention, subjugué que l'on est par le profil effrayant d'un volcan ou par le miroir évanescent d'un salar – mais regardez-y de plus prêt : pas une sierra, pas une vallée qui ne soient défigurées par ces tavelures jaunes, petits pustules rêches qui, cependant, sont agréablement parfumés.

Tola : les agiles suris aiment à disputer de trépidantes parties de cache-cache dans les tolares, ces étendues d'arbustes clairsemées qui viennent agrémenter l'aride Puna d'un peu d'âpre verdure, à proximité de lunatiques cours d'eau ; pas de quoi nourrir son homme, ni bâtir la moindre bicoque – tout juste bon à flamber.

Ornithologie

Choique (nandou de Darwin) : on ne sait trop quelles nouvelles de victoire ils répandent inlassablement à travers l'immense steppe, de la Patagonie à la Puna, mais il est indéniable que ces marathoniens ne lèvent que rarement le pied – il faut toute l'habileté d'un gaucho pour dégommer la bestiole d'un coup de boleadoras et l'envoyer à la casserole.

Flamant rose : à contempler les entrechats, ronds de jambe et autres battements dont sont capables ces êtres infiniment gracieux qui évoluent dans des décors fabuleux où s'intercalent de pompeux volcans et de non moins mirifiques lagunes, on ne peut que blâmer les cygnes d'avoir usurpé la vedette du plus fameux des ballets russes.

Les fiches thématiques sans ancrage local particulier ne sont pas épinglées sur la carte.

LÉGENDE
ProvincesConfins
CarnetsRéserves
HéritagesDévotions
ArchéologieMassifs
ValléesÉcosystèmes
BotaniqueZoologie
OrnithologiePasos
CuestasH2O
GastronomieTemples
MinesIndustrie
Trek & Cie.Parcours
MuséesThermes
VillesPhotos
bientôt disponible

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