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Réminiscences cordobaises

les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, nous pouvons en témoigner : avoir vécu deux ans à Córdoba, et attendu les derniers jours pour songer à en prendre une poignée de clichés... Ce maigre pot-pourri est bien dérisoire, mais l'hommage n'en est pas moins vibrant ! La Docta, ravalée de frais.

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« Neuf heures sonnent au clocher de la cathédrale, et le carillon limpide résonne dans le ciel indigo d'une splendide matinée automnale. Les trompettes de l'Apocalypse ne broncheront pas cette fois-ci. Quelques pigeons, troublés par ce succinct vacarme, s'en vont déféquer ailleurs. »

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Nombre de photos : 26

Date : 15/04/2010

Localisation : CórdobaArgentine – région Pampa

Les photos que nous avons ratées

Au-delà de l'indubitable valeur de ses spots touristiques, Córdoba aurait mérité de plus substantiels clichés. Égrenons ici nos plus vifs regrets.
Il aurait fallu, à tout le moins, que figurent dans cet album les pelouses du Buen Pastor, ancienne prison de femmes reconvertie en pôle culturel et commercial, où l'on vient prendre le maté entre amis, à la tombée du jour, tandis que d'autres accourent à l'office vespéral de l'église voisine des Capucins, construction néo-gothique un rien clownesque à laquelle les Cordobais vouent un grand attachement (la première des sept merveilles de Córdoba, selon un sondage provincial effectué en 2008).
On aurait pu également immortaliser les après-midi dominicales au Parque Sarmiento, dont le gazon râpé et les bassins nauséabonds n’empêcheront jamais la jeunesse populaire de s'y adonner au fútbol, au pédalo, aux défilés de mobylettes sur l'avenue principale, ou encore d'assiéger les manèges du modeste parc d'attraction. D'autres déambulent entre les cages vétustes du zoo, taquinant le puma ou hélant le condor – certains, enfin, fréquentent les buissons du Belvédère pour de tout autres activités sportives...
Ajoutons à cette liste juvénile et populaire l'incontournable Patio ¡O! (pour Olmos), galerie commerciale où se donnent rendez-vous les bandes rivales des skaters et des floggers (ces derniers avec leur longue frange gominée barrant leur visage faussement angélique, leur jean's étriqué et leurs Converse élimées).
Sans oublier le barrio avoisinant de Nueva Córdoba, dont les vieilles casonas cèdent la place à une forêt d'immeubles de 16 étages en briquette rouge, placement fétiche des riches agriculteurs du campo cordobais (un phénomène urbanistique unique en Argentine...) – le soir, les rues de Nueva Córdoba sont bondées d'étudiants qui consomment Fernet ou Quilmes aux terrasses exiguës, ou poireautent à l'entrée des boliches (terme de lunfardo désignant jadis un débit de boisson, aujourd'hui une boîte de nuit).
Mentionnons aussi, pour faire bonne mesure, le secteur de la Costanera (avenue qui longe le Río Suquía) correspondant au Bulevar Las Heras, où vous trouverez votre bonheur si vous êtes amateur de Cuarteto, ce style musical proche de la cumbia, caractéristique de Córdoba : attention toutefois aux rixes qui ne manquent que rarement d'éclater entre fans éméchées...
Si vous affectionnez davantage les atmosphères de quartier, le barrio de Alta Córdoba vous charmera sans doute – peu couru et assez tranquille, vous y dénicherez un bar à l'ambiance d'antiquaire, une cantine péruvienne ou une tablée d’œnologues bons-vivants (voir notre section “gastronomie”, ci-dessous). Gare à ne pas vous égarer dans quelque villa miseria, aux abords de la gare, encore que ces bidonvilles où logent les cartoneros soient évidemment un concentré de l'Argentine la plus authentique.
Enfin mention spéciale pour le barrio de Güemes, qui a opéré ces dernières années une véritable révolution. Quartier vétuste et assoupi, jadis fréquenté par les amateurs d'antiquités poussiéreuses, il s'est transformé en un concentré de vie foisonnante, avec une dizaine de galerías, cours intérieures aménagées dans un esprit branchouille, proposant d’innombrables bars d’ambiance, des restaurants insolites et des tas de boutiques de déco ou de mode, de petites galeries d'art, etc. Du jeudi soir au dimanche soir, le long de la rue Belgrano entre Montevideo et Fructuoso Rivera, l'ambiance est à son comble. Le dimanche après-midi et en soirée se tient la Feria de Artesanos, un grand marché d'artisanat en plein air.
Bref. Córdoba fourmille de lieux insolites et attachants – sans compter que son principal enchantement réside tout bonnement dans la cordialité, la familiarité et la faconde propres aux Cordobais !

Itinéraire bis

Reportez-vous à la fiche consacrée à la Province de Córdoba pour découvrir les nombreuses opportunités de tourisme dans les environs de la ville.

Comment y aller ?

Córdoba est reliée à Buenos Aires par une autoroute (partie de la Panaméricaine), à laquelle il manquait encore quelques dizaines de kilomètres en 2010, entre Bell Ville (sic) et Marcos Juárez. Le trajet dure environ 7 heures en voiture. En car, il vous en coûtera une ou deux heures de plus.
Vis-à-vis des autres provinces, Córdoba offre une position centrale très commode pour rayonner – vous serez, plus rapidement que depuis Buenos Aires, dans les Andes, dans le Cuyo ou en Patagonie.
Par ailleurs, Córdoba possède un aéroport international (COR) ; plusieurs vols quotidiens pour Buenos Aires ; liaisons régulières pour Mendoza, Bariloche (Río Negro), Puerto Iguazú (Misiones), Resistencia (Chaco), Montevideo (Uruguay), Santiago de Chile, Panamá, Lima. Liste non exhaustive, soumise à modifications.

Où dormir ?

Nous habitions à Córdoba à cette époque, aussi n'avons-nous jamais eu à tester le moindre établissement hôtelier en ville. En revanche, il est notoire que l'offre est assez réduite, et qu'il est déconseillé de ne pas réserver à l'avance.

Où et que manger ?

Côté restaurants, quand bien même nous sommes loin du niveau pléthorique et international de Buenos Aires, Córdoba offre de très bonnes adresses (cuisine criolla, rarement exotique, ce qui n'empêche nullement innovation et ingéniosité). Voici nos préférées :
  • Goulu (www.goulu.com.ar) : notre coup de cœur ; situé dans le quartier cossu du Cerro, cet établissement n'a rien d'un repère de vieilles rombières ou de jeunes freluquets – il s'agit d'un endroit intime, convivial, et surtout très consciencieux : la carte est restreinte, mais inventive et jubilatoirement rédigée, et chaque plat est minutieusement élaboré ; Gabriel, amphitryon remarquable, vous guidera le long des étagères de son excellente cave. Le restaurant possède également une boutique de produits fins où vous pourrez acheter de délicieuses spécialités régionales, ainsi qu'un choix appréciable de fromages. Unique à Córdoba !
  • San Honorato (www.sanhonorato.com.ar) : excellente adresse également, dans un décor qui évoque un vieille boulangerie. Carte savoureuse, où la tradition s'autorise quelques fantaisies. On y apprécie surtout la cave, où les commensaux sont invités à venir déguster gratuitement une sélection de crus et quelques succulents amuse-gueules, avant de passer à table. Une bonne occasion de goûter leurs sorrentinos, gros raviolis traditionnels passés à la poêle (fourrés, selon l'humeur du chef, au chevreau, au saumon, au boudin noir, aux noix, etc.).
  • Alcorta (www.alcortacarnes.com.ar) : adresse fétiche des amants de la tradition et des bonnes manières, la parrilla est sans doute la meilleure de la ville.
  • La Nieta 'e la Pancha (Belgrano 783 –tel : 0351 4633917) : plus détendu que les précédents, ce restaurant est situé au cœur de Güemes, quartier des antiquaires, des artisans, de la jeunesse bohème, très en vogue et populaire ; on y déguste d'excellents plats criollos ; la terrasse est très agréable quand il fait beau (autrement dit 90% de l'année). A proximité se trouve Alfonsina (www.alfonsinaweb.com.ar), un restau-bar à l'ambiance très jeune, où l'on mange bien et où l'on peut “goûter” au maté, ce qui est rare dans un bar !
  • Un autre quartier qui devient progressivement à la mode : Alta Córdoba, au nord du Río Suquía ; vous pourrez boire un verre dans le décor très bohème de Un Lugar (Hilario Ascasubi, esquina Santa Fe), ou dîner à la bonne franquette chez Hedone (www.hedone.com.ar – réservation impérative) : sur la petite terrasse de cette excellente vinothèque, les propriétaires organisent des soirées à la bonne franquette, où l'on découvre la gamme de vins du jour autour d'une grosse marmite où mijote un bon plat criollo – notre second coup de cœur ! Une autre adresse très savoureuse, et exotique : Sabores del Perú (www.saboresdelperu.com.ar) propose de délicieux ceviches, idéal pour se remettre d'une indigestion de viande !
  • Enfin, si vous désirez prendre le pouls de Nueva Córdoba, le quartier estudiantin aux nuits interminables, la rue Rondeau est incontournable : sur le trottoir exigu et encombré, vous dégusterez pizzas, empanadas ou lomitos (sandwichs gargantuesques), arrosés d'une Quilmes (bière nationale) ou d'un Fernet (voir ci-après).
Córdoba est l'endroit idéal où s'initier au Fernet, où sa consommation est emblématique. Il s'agit d'un fameux alcool italien (produit aussi en Argentine), au goût particulièrement amer, que l’on connaît généralement sous la marque qui l’a popularisé : Fernet-Branca. C’est, coupé de Coca Cola, la boisson alcoolisée nationale en Argentine – à l’apéro ou en boîte, de (1)7 à 77 ans !

Ce que nous avons visité

Temples

Manzana et Estancias jésuites de Córdoba : c'est l'épicentre de l'implantation jésuite dans le Río de la Plata ; ici, nul esprit missionnaire comme en territoire guarani, mais un véritable consortium d'estancias rurales assorti d'une manzana citadine, pôle universitaire majeur de la Colonie.

Église de la Compagnie de Jésus : avec son austère façade en pierres apparentes mal équarries, ce temple trapu aux proportions banales, édifié dans un recoin de la Manzana jésuite de Córdoba, ne paye pas vraiment de mine. Mais il cache bien son jeu – à l'intérieur, le ciel est de fleurs et d'or, et le retable invite moins à la dévotion qu'à la tentation...

Cathédrale de Córdoba : sa construction s'est étalée sur deux siècles, et son style bigarré s'en ressent, qui empile des tours aux volutes baroques et aux archanges médiévaux sur un porche résolument classique, tandis qu'un dôme indéfinissable trône pompeusement sur le tout. Un badigeon saumon homogénéise ce cadavre exquis architectural.

Villes

Córdoba : campée sur son patrimoine religieux et son aura universitaire, la capitale de l'Interior toise l'arrogante Buenos Aires avec le dédain que peuvent avoir les lettrés pour des boutiquiers. La Docta, comme on la surnomme, n'a pourtant pas l'envergure de sa rivale – mais elle dégage un qué sé io qui envoûte définitivement ceux qui la fréquentent.

Géographie et thématiques culturelles

Héritages

El Libertador San Martín : quand les autorités sont en panne d'imagination, il est le meilleur recours pour baptiser ponts, rues ou colonies – la toponymie locale est assurément le meilleur Tombeau de sa gloire, qui du reste doit beaucoup à son rapide exil : en somme, on lui sait gré d'avoir été traîner ses éperons ailleurs... Hommage au renegado magnifique.

Malouines : « ¡PROHIBIDO OLVIDARLAS! » – immanquablement proclamée à l'entrée et à la sortie de la moindre ville, sur les monuments aux Morts ou encore sur les pin's, cette devise rythme l'actualité politique et diplomatique depuis des décennies. Et les Malouins, dans tout ça ?

Cabildo : maillon essentiel dans l’imbroglio administratif des Indes espagnoles, expression des velléités locales, cette “municipalité” coloniale fut le ferment de la Revolución de Mayo qui initia l'Argentine à son Indépendance. De l'institution, dévorée par sa propre création, il ne reste aujourd'hui que de rares témoins architecturaux.

Desaparecidos : leur souvenir hante les mémoires, tel un linceul immense dont on ne saurait se dépêtrer. Nul ne sait où ils gisent, sinon dans la conscience de leurs bourreaux. Nulle tombe, pas même un charnier. Juste une macabre litanie de photos. Leur disparition est un gouffre générationnel qui n'en finit pas de miner la société argentine.

Parcours

Panamericana : de raccordements en prolongements, on ne sait plus très bien au final quel est le tracé officiel de cet axe composite qui irrigue toutes les Amériques – mais ce qui est sûr, c'est qu'après une grandiose traversée des Andes l'Argentine en constitue le laborieux épilogue, tandis que la Terre de Feu s'offre légitimement comme bouquet final.

Botanique

Arbres de Thaysaperçu

Les fiches thématiques sans ancrage local particulier ne sont pas épinglées sur la carte.

LÉGENDE
ProvincesConfins
CarnetsRéserves
HéritagesDévotions
ArchéologieMassifs
ValléesÉcosystèmes
BotaniqueZoologie
OrnithologiePasos
CuestasH2O
GastronomieTemples
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Trek & Cie.Parcours
MuséesThermes
VillesPhotos
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