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Bestiaire de l'eau qui brille

tel une grande feuille d'argent martelée, l'étang de l'Iberá se ride et scintille sous le rabot du vent – aucun astre ne vient y allumer la moindre étincelle, seul le ciel gris s'applique à en vernir la surface – triste et mystérieuse, la lagune gît. Échappé d'un conte finlandais, un Moumine se vautre dans les draps de satins.

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« « Gare au risque de tonneaux ». Il est 2 heures du matin, et cela fait trois heures que nous dérapons sur un grand ruban de boue, les nerfs en pelote. La route 40, province de Corrientes, est souvent inondée, et à peu près impraticable. Quelle galère ! »

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Nombre de photos : 50

Date : 03/05/2008

Localisation : CorrientesArgentine – région Litoral

Ce carnet fait partie du périple : La Quête du Maté

Quelques précisions

Toutes nos recommandations (accès, hébergements, etc.) se trouvent sur la fiche consacrée à la réserve naturelle des Esteros del Iberá.

Ce que nous avons visité

Réserves

Iberá : ce complexe système de lagunes et d'îlots en suspension, s'étendant sur un bon tiers de la province de Corrientes, héberge une faune foisonnante, depuis les prolifiques carpinchos et yakares jusqu'au plus farouche ciervo de los pantanos. Un palpitant safari nautique.

Géographie et thématiques culturelles

Trek & Cie.

Cabalgatas (randonnées équestres) : qui dit “cheval” dit... Asie Centrale, sans doute, mais avouons que l'équidé eurasiatique s'est formidablement bien adapté aux Amériques, et en particulier aux grands espaces argentins, au point que la figure du gaucho a éclipsé celle du tchopendoz... Cavaliers amateurs ou émérites, chevauchez à l'envi !

Écosystèmes

Selva paranense : ...du moins ce qu'il en reste, car cette portion de forêt subtropicale peut pleurer sa virginité, phagocytée qu'elle est par la sylviculture et les plants de thé ou maté friands de ses sols latéritiques. Maître Toucan sur un petiribí perché peut se gausser d'un Maître Yaguareté moins alléché par l'odeur qu'acculé par les planteurs.

Esteros del Iberá : le pantanal argentin, comme on le surnomme parfois, est en état de perpétuelle inondation (sauf sécheresse apocalyptique), et d'insolites radeaux de débris organiques agglomérés dérivent à la surface de ses eaux brillantes, véhiculant ciervo de los pantanos ou carpincho aussi aisément que s'il se fût agi de fluets passereaux.

Espinal : à mesure que l'on gagne les confins méridionaux du chaco, l'influence du climat tempéré se ressent peu à peu, atténuant la température, distribuant les précipitations avec moins de parcimonie, élaguant finalement l'impénétrable : le paysage s'ouvre à de vastes portions de savane, et le soja s'engouffre dans cette brèche avec son avidité coutumière...

Zoologie

Yacaré (Caïman) : pour un peu, on ne l'aurait même pas vu approcher... Voguant juste sous la surface de l'eau, ses mirettes globuleuses seules émergeant, un intempestif réflexe caudal l'a trahi en éclaboussant la coque de notre esquif... Ces monstres ont beau bouder la chaire humaine, 3 mètres de long, tout de même, ça n'est pas rien...

Ciervo de los Pantanos : son splendide pelage orangé (qu'il protège par d'élégantes chaussettes noires) le distingue majestueusement des caïmans grisâtres et autres carpinchos visqueux ses voisins, comme du vert omniprésent des “embalsados”, ces radeaux de mousses agglomérées où cette espèce menacée trouve ses dernières planches de salut.

Carpincho (Capibara) : tout droit sorti de la famille Moumine, ce rongeur qui détient le record mondial de taille dans sa catégorie est aussi placide qu'un ourson en peluche, avec son museau arrondi qui semble quémander une caresse et son poil hirsute, visqueux et boueux qui, nonobstant, décourage toute marque d'affection spontanée.

Botanique

Palmas Caranda-i et Caranday : leur jupette froufroutant dans le vent, les pompom-girls du chaco agitent en cadence les palmes épinglées sur leurs moignons, et fléchissent leur corps de sylphide avec une langueur étudiée, en formation synchronisée. Sont-ce les rudes quebrachos les heureux dédicataires de ces groupies hystériques ?

Ornithologie

Tero commun : une véritable tête-à-claque, qui n'aime rien tant que quereller ses semblables et gâcher la tranquillité des autres riverains des lagunes qu'il affectionne, couinant son cri de canard courroucé aux quatre vents, partout présent, partout braillant –un sacré trouble-fête doté d'un sens infaillible pour balancer le photographe embusqué.

Carancho : où que vous vagabondiez, sous les latitudes cuisantes du Chaco ou celles frileuses de Patagonie, vous croiserez toujours ce charognard flegmatique sur votre route, d'autant plus qu'il ne s'envole que tardivement à votre approche, après avoir cru suffisant de sautiller gauchement sur quelques mètres. Mieux vaut lever le pied.

Ñandú (nandou d'Amérique) : les barbelés que les grandes estancias tendent au travers des llanos donnent beaucoup de fil à retordre à ce fondeur invétéré – à force de tourner en rond dans les cases du cadastre, il finit par perdre la boule et passe le plus clair de son temps à aguicher d'invisibles admirateurs en esquissant de froufrouteux french-cancan.

Chiricote & Ipacaá : du barouf cacophonique qu'émet une bande de chiricotes survoltés, mêlé des couinements lugubres de leurs cousins les ipacaá, émane une polyrythmie troublante, étrangement décalée et pourtant synchrone, techno minimaliste lancinante ou partition futuriste qu'un Ligeti n'eut pas reniée. Hypnotique !

Chajá : son cri pathétique se répand d'un bout à l'autre des vastes “llanos” mésopotamiens, « chajá! chajá! », signalant l'approche d'un prédateur, « chajá! chajá! », plus sûrement photographe que jaguar, « chajá! chajá! », et la grosse poule d'eau pataude et moche s'envole à tire-d'ailes comme une baudruche échappée d'une fête foraine.

Cardenal (Cardinal à huppe rouge) : avec son rochet immaculé et sa mozette rouge, ce piaf bavard un rien suffisant aurait tout aussi bien pu s'appeler sans-culotte, car lorsqu'il dresse sa huppe vermillon bien haut sur sa petite tête on dirait moins une barrette cardinalice qu'un bonnet phrygien...

Les fiches thématiques sans ancrage local particulier ne sont pas épinglées sur la carte.

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