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Menu > Carnets > Le Diable s'habille en Pachamama

Le Diable s'habille en Pachamama

patiemment, nous traquons la farouche Terre-Mère, interrogeant les vigognes, flairant les reliquats de vineuses libations, remontant une piste semée de feuilles de coca ; mais à mesure que nous progressons sur la dantesque planète, le doute s'installe... Sous ses oripeaux rouge sang, qui donc est-elle vraiment ?

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« Bien conscients de nous être aliéné la Pachamama au précédent épisode, nous n'avons d'autre choix que de l'amadouer par tous les moyens, à commencer par lui rendre une visite de courtoisie... Nous quittons donc Antofagasta de la Sierra par la première piste, au petit bonheur la chance... »

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Nombre de photos : 57

Date : 22/03/2009

Localisation : CatamarcaArgentine – région Noroeste SaltaArgentine – région Noroeste

Ce carnet fait partie du périple : La montée aux Enfers

Les photos que nous avons ratées

Le secteur de Tolar Grande offre d'autres curiosités touristiques, que nous n'avons hélas pas pu explorer car le soroche s'est emparé du photographe, au retour de Mina La Julia (voir l'album suivant de ce périple)... Il a fallu redescendre en urgence sur Salta Capital, en faisant étape à l'hôpital de San Antonio de los Cobres. Bref, passons... Au premier rang de nos regrets figure le Cono de Arita, une incroyable formation géologique qui se dresse mystérieusement sur le Salar de Arizaro, au sud de Tolar Grande. Nous pensions également visiter la Cueva del Hombre Muerto.

Itinéraire bis

L'embranchement qui mène à Los Nacimientos se poursuit en fait jusqu'au village d'Antofalla, par-delà la Sierra de Calalaste et le Salar de Antofalla. C'est un itinéraire splendide mais un peu risqué – la route est longue, mauvaise, les parages totalement déserts ; ne vous y aventurez pas sans précautions (jerricans, couvertures de survie, GPS,...). Ensuite, après Antofalla, la piste rejoint le sud du Salar de Arizaro, non sans encombres ; on peut donc rallier La Casualidad ou Tolar Grande par ce biais. C'est d'ailleurs l'itinéraire que nous avions prévu d'emprunter au retour – projet avorté pour le motif déjà évoqué du soroche...
A la place, nous avons dû rallier dare-dare Salta Capital, en empruntant un autre “itinéraire bis” : depuis Pocitos, on peut en effet redescendre sur San Antonio de los Cobres, en franchissant le splendide Abra de Chorrillos, une fabuleuse cuesta en corniche qui joue à cache-cache avec la voie ferrée – nous n'avons hélas pas pu en prendre de photos lorsque nous l'avons empruntée, pressés par notre besoin urgent en oxygène... Une fois à San Antonio de los Cobres, plusieurs options s'offrent à vous (outre celle de continuer jusqu'à Salta) – vous pouvez vous inspirer de notre album Embarquement immédiat pour les nuages.

Comment y aller ?

Cet album débute à Antofagasta de la Sierra. Nous empruntons d'abord la RP43, plein nord. Au bout d'une vingtaine de kilomètres, un embranchement part à gauche vers le village de Los Nacimientos.
De retour sur la RP43, on poursuit jusqu'au Salar del Hombre Muerto, puis jusqu'à celui de Pocitos.
Au village de Pocitos (à 230km d'Antofagasta), on prend la RP17 cap à l'ouest, qui conduit au Valle de los Sueños, puis au Salar del Diablo et enfin à Tolar Grande. Il y a 84km entre Pocitos et Tolar Grande.
La Laguna Santa María se situe à la frontière chilienne, au nord de Tolar Grande. Une piste un peu pénible mais sans danger y conduit –c'est l'affaire de trois heures aller-retour.

Contacts, horaires, informations diverses

Pour le logement et le ravitaillement (des estomacs et du réservoir), consultez la fiche Tolar Grande.

Ce que nous avons visité

H2O

Salar de Pocitos : les sierras qui l'entourent ont de plus somptueuses rivales dans la Cordillère, et le village éponyme ne rivalise en laideur avec aucune autre localité de la Puna ; malgré cela, ce salar aux tons rougeâtres n'est pas dénué de charmes, et puis c'est un passage obligé sur la route de Tolar Grande – alors ne lui refusons pas quelques clichés.

Salar del Diablo : comme pour mieux nous prendre au piège, le Malin a recouvert sa couche écarlate d'un édredon qui se voudrait blanc comme neige ; mais faute de plumes, le rembourrage est de sel – et les auréoles jaunâtres ne sont pas tombées de la tête d'un archange... Il faut être vigogne pour s'y glisser sans dégoût.

Salar del Hombre Muerto : des hardes de vigognes qui vous épient sournoisement, une antique mine d'or abandonnée, une saline couleur de betterave, une piste qui vous tend les bras pour mieux vous piéger, et ce mystérieux macchabée qui donne son nom à l'immense désert de sel – vous hésitez encore à contourner sagement l'obstacle ?

Salar de Arizaro : convoité par de grandes langues volcaniques qui en pourlèchent avidement la surface, ce miroir magique renvoie des reflets changeants, tantôt opaques, tantôt aqueux, dont les nuances virent du rose au bleu, du blanc au noir – miroir, mon beau miroir... En définitive c'est toujours lui le plus beau !

Parcours

Train des Nuages : j'en vois déjà qui protestent : « pas question de laisser mon auto pour un tortillard ! » – qu'à cela ne tienne : quand bien même il peut-être amusant de passer 17 heures dans un wagon à franchir des viaducs bancals et des zigzags alambiqués, sachez que vous n'atteindrez les limbes du terminus qu'en 4x4, par une piste... infernale.

Réserves

Los Andes : englobant près d'un dixième de la vaste province de Salta, cet échantillon de Puna qui s'étend de la Cordillère Occidentale à la Cordillère Orientale est d'une richesse paysagistique incroyable, une source inépuisable d'émerveillement, le summum de la magnificence des Andes – une réserve qui n'a pas usurpé son nom !

Vallées

Valle de los Sueños : à en juger par les tonalités démoniaques qui badigeonnent à perte de vue cette vallée aux reliefs dantesques, malicieusement affublée d'une toponymie qui fait la part belle au Diable, on aurait tout lieu de penser que les “rêves” qui s'y déroulent sont d'authentiques cauchemars... Bienvenue en Enfer.

Villes

Tolar Grande : en dépit des apparences, ce hameau aux masures vétustes, pelotonnées autour d'une place centrale la plupart du temps déserte, et doté d'une gare qui n'a plus que des wagons rouillés à trier, n'est pas un village fantôme – la municipalité se décarcasse pour promouvoir les beautés incomparables de ce coin de Puna.

Géographie et thématiques culturelles

Écosystèmes

Puna : retranchée derrière d'abruptes cordillères, cette inexpugnable forteresse bardée de donjons volcaniques héberge une faune rare mais précieuse, dans un environnement désertique aux coloris extraordinaires. Envahisseur, prends garde : son atmosphère éthérée te coupera le souffle plus sûrement qu'une hallebarde !

Zoologie

Vigogne : le balancement augustement chaloupé de son altier port de tête dessine une moue dédaigneuse sur ses babines, cet air pincé qu'elle arbore continuellement, et son regard profond soigneusement rehaussé d'un fard de jais révèle un détachement souverain, la sérénité olympienne des habitants de la céleste Puna. Un ange passe.

Botanique

Rica-rica : on ne lui prête guère attention, subjugué que l'on est par le profil effrayant d'un volcan ou par le miroir évanescent d'un salar – mais regardez-y de plus prêt : pas une sierra, pas une vallée qui ne soient défigurées par ces tavelures jaunes, petits pustules rêches qui, cependant, sont agréablement parfumés.

Tola : les agiles suris aiment à disputer de trépidantes parties de cache-cache dans les tolares, ces étendues d'arbustes clairsemées qui viennent agrémenter l'aride Puna d'un peu d'âpre verdure, à proximité de lunatiques cours d'eau ; pas de quoi nourrir son homme, ni bâtir la moindre bicoque – tout juste bon à flamber.

Ornithologie

Choique (nandou de Darwin) : on ne sait trop quelles nouvelles de victoire ils répandent inlassablement à travers l'immense steppe, de la Patagonie à la Puna, mais il est indéniable que ces marathoniens ne lèvent que rarement le pied – il faut toute l'habileté d'un gaucho pour dégommer la bestiole d'un coup de boleadoras et l'envoyer à la casserole.

Flamant rose : à contempler les entrechats, ronds de jambe et autres battements dont sont capables ces êtres infiniment gracieux qui évoluent dans des décors fabuleux où s'intercalent de pompeux volcans et de non moins mirifiques lagunes, on ne peut que blâmer les cygnes d'avoir usurpé la vedette du plus fameux des ballets russes.

Dévotions

La Pachamama : ces dernières décennies, elle effectue un retour triomphal sur la scène de la Puna, le grand théâtre du revival indigène en mal de reconnaissance nationale – ses ennemis n'ont qu'à bien se tenir : volontiers bonasse quand on lui offre un verre de vin ou un sachet de kuka, elle peut devenir mauvaise si la coca est cola...

Massifs

Andes boréales, Cordillère Occidentale : cette portion plutôt hermétique de la frontière entre Chili et Argentine a des airs de Ligne Maginot, avec sa batterie de strato-volcans campés sur le glacis de la Puna comme des bunkers, leurs bouches braquées vers le ciel en une menace latente d'ouvrir le feu dévastateur de leurs munitions magmatiques.

Botanique

Coirónaperçu

Héritages

Cocaaperçu

Les fiches thématiques sans ancrage local particulier ne sont pas épinglées sur la carte.

LÉGENDE
ProvincesConfins
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HéritagesDévotions
ArchéologieMassifs
ValléesÉcosystèmes
BotaniqueZoologie
OrnithologiePasos
CuestasH2O
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MuséesThermes
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