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Bandera albiceleste

entre le ciel immense et la mer, livides, la face rayonnante de l'astre solaire s'élève au-dessus d'un aveuglant désert de sel – hilare et échevelé, le Soleil de Mai paraît jouir de ce décor démesuré. Il pose fier et jovial, moins confiant en sa bonne étoile qu'indifférent à ses caprices. A-t-on jamais vu drapeau aussi empathique?

Découvrez nos 35 photos prises sur la période 2007-2015

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photo 1/35 – Claquant au vent sur le Paraná
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photo 2/35 – Tons sur tons aux Salinas Grandes de Jujuy
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photo 3/35 – En vis-à-vis de l'historique algarrobo d'Ischilín (Córdoba)
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photo 4/35 – Descente vespérale du drapeau, Plaza de Mayo (Buenos Aires)
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photo 5/35 – L'écu de la República Argentina au fronton des Douanes (Buenos Aires)
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photo 6/35 – Dans la vitrine, le plus vieux drapeau connu (Casa de la Libertad, Sucre, Bolivie)
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photo 7/35 – Drapeau historique, confectionné par colons et indigènes (Museo Torres, Sarmiento, Chubut)
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photo 8/35 – Façade patriotique à Ischilín (Córdoba)
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photo 9/35 – Incontournable photo de groupe (Las Quijadas, San Luis)
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photo 10/35 – Point de ralliement classique (Puerto Madryn, Chubut)
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photo 11/35 – Déballage patriotique sur la puna, à l'occasion du Mondial 2010 (Jujuy)
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photo 12/35 – Toujours présente dans les cortèges syndicaux et barrages routiers (Córdoba)
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photo 13/35 – “Jour de la Tradition” à San Antonio de Areco (Prov. de Buenos Aires)
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photo 14/35 – “Marcha de los Bombos” (Santiago del Estero)
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photo 15/35 – “Marcha de los Bombos” (Santiago del Estero)
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photo 16/35 – Agrémentation usuelle d'un pare-brise (Cusi-Cusi, Jujuy)
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photo 17/35 – Peinturlure de bon aloi (Santa Catalina, Jujuy)
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photo 18/35 – Estampille obligée des routes nationales, ici la fameuse 40
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photo 19/35 – Design chéri des motards
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photo 20/35 – Couleurs de prédilection des fileteadores (San Telmo, Buenos Aires)
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photo 21/35 – Le Monumento a la Bandera, à Rosario
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photo 22/35 – Journée du Drapeau (20 Juin) : le port de la cocarde est vivement conseillé !
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photo 23/35 – Décoration de circonstance pour la Journée du Drapeau (San Telmo, Buenos Aires)
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photo 24/35 – Vendeur de grigris patriotiques, Plaza de Mayo (Buenos Aires)
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photo 25/35 – Propagande patriotique exacerbée dans une rue de Córdoba
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photo 26/35 – Tout un pâté à propos du supposé mal-fondé du celeste, trop bourbonien
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photo 27/35 – Credo scolaire : « nos couleurs sont celles du ciel, pour que le Monde entier nous reconnaisse »
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photo 28/35 – Le très en vogue maillot de “la Selección”, version footballistique du drapeau
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photo 29/35 – Un valeureux gaucho brandissant les couleurs de la Province de Buenos Aires
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photo 30/35 – Le drapeau de Chubut, sous la bannière fédérale
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photo 31/35 – Les couleurs de la Province de Santa Fe sur une locomotive du NCA
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photo 32/35 – L'aigle noire et ses quatre aiglons sur le blason de Capital Federal
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photo 33/35 – A Ushuaïa, le cadet des drapeaux provinciaux : celui de Terre de Feu
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photo 34/35 – Autres symboles civiques omniprésents : les escudos, ici celui de la municipalité de Cachi
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photo 35/35 – Le petit frère uruguayen, plutôt ressemblant

Localisation : toute l'Argentine

Quelques précisions

La naissance du drapeau argentin est sujette à de hargneuses controverses... Non seulement sur l'origine des couleurs, mais aussi sur leur nuance, que certains énergumènes jugent peu patriotiques. Ce qui est certain, c'est que sa création doit être attribuée au général Manuel Belgrano, icône de l'Indépendance argentine, personnage on ne peut plus patriote !
Nous sommes le 27 Février 1812 ; alors qu'il établit une batterie d'artillerie sur le Paraná, à proximité de Rosario (alors une chétive bourgade), pour prévenir toute invasion espagnole depuis la Banda Oriental (actuel Uruguay), Belgrano éprouve l'envie bien compréhensible de stimuler l'ardeur de ses troupes en arborant quelque bannière patriotique (le récent et cuisant échec de sa campagne au Paraguay s'expliquait sans doute par l'absence d'un tel emblème...?). Pour ce faire, il ne puise pas bien loin son inspiration et adapte tout bonnement les couleurs de la cocarde (la escarapela) que les troupes insurgées ont pris l'habitude de porter depuis les journées révolutionnaires de Mai 1810. Mais qu'en est-il de cette cocarde ?
A cette époque déjà lointaine du mois de Mai 1810, les apprentis rebelles de la Plaza de Mayo avaient (à la manière des révolutionnaires parisiens) opté pour un compromis de bon aloi, du moins en apparence : pour mieux bouleverser l'ordre établi, on se réclamait tactiquement des couleurs du Roi. Ainsi, tandis qu'à Paris on avait joliment rehaussé le blanc royal des couleurs de la Commune pour donner naissance au drapeau tricolore, à Buenos Aires les insurgés avançaient sous l'aimable couvert de l’albiceleste (blanc et bleu ciel) des Bourbons d'Espagne. Ce faux-semblant fut rapidement balayé lorsque les troupes royalistes (realistas) envoyées par Ferdinand VII pour mater la révolte débarquèrent aux Amériques, arborant non pas les couleurs de la dynastie mais celles, bien tangibles, des armées du roi : la bannière rojigualda, ou rouge & or. L’albiceleste, désormais, tombait le masque et, dans sa lutte acharnée contre les realistas, il devint la couleur des patriotes.
Toutefois, la création de la bannière par Belgrano, en 1812, ne fut pas du goût des gouvernants de Buenos Aires, qui lui intimèrent l’ordre de remballer son drapeau. Etait-ce par désaccord esthétique, ou par soucis de ne pas encore lever trop ostensiblement l’étendard de la sécession, alors qu’un accommodement avec l’Espagne était encore possible (1812 est l’année de la Constitution libérale de Cadiz) ? Toujours est-il que Belgrano fait la sourde oreille, et récidive l’année suivante à Jujuy, alors qu’il a pris la tête de l’Armée Auxiliaire du Nord pour aller libérer l’Alto Perú (future Bolivie). Même désaveu de la part des autorités portègnes. Puis ce sont les batailles consécutives de Tucumán et de Salta, le plus grand triomphe des Patriotes sur le sol argentin, et d’avoir tant flotté sur ces glorieux champs de bataille la bannière albiceleste de Belgrano ne saurait désormais être remballée dans les cartons. Encore quelques années et c’est la consécration : le Congrès Général Constituant réuni à Tucumán en vue de proclamer l’Indépendance des Provinces Unies du Río de la Plata adopte officiellement le drapeau bleu ciel et blanc de Belgrano, en 1816.
L’ordre des couleurs, lui, avait subi quelques ajustements depuis 1812 : au blanc-bleu-blanc initial avait succédé le bleu-blanc-bleu que l’on adopte en 1816. Quant au soleil, il fut ajouté quelques années plus tard, dans la mouvance d’un revival incaïque dont se targuait la nouvelle Nation (un peu dans la lignée de l'égyptomanie qui avait sévi à peine plus tôt en France) – ce qui n’était pas pour déplaire à Belgrano, partisan du rétablissement de la monarchie Inca sous une forme constitutionnelle.
Hormis de ponctuels ajustements, notamment sous le règne de Rosas qui ne put éviter d’y greffer sa divisa punzó (rouge pourpre distinctif des Federales), la bandera albiceleste a perduré jusqu’à nos jours sous la forme adoptée en 1816.
A présent, par quelle faille s’engouffrent donc les polémiques ? La principale critique faite au drapeau actuel est la pâleur de son bleu : comme nous l’avons expliqué, le celeste était la couleur des Bourbons d’Espagne, et a été adapté comme tel par les patriotes. Pour des raisons techniques très prosaïques, du fait de la difficulté de trouver des teintures celestes dans les années 1810, on confectionna alors de nombreuses bannières avec un bleu beaucoup plus foncé. C’est cette version plus sombre, moins royaliste, plus anecdotique donc plus attachante, que certains patriotes actuels (un rien extrémistes) aimeraient voir remplacer le celeste. A cet argument, les tenants de la version standard rétorquent que l’albilceleste était, bien avant celle des Bourbons, la couleur de la Vierge (la Vierge de Luján, notamment) – et puis, pourquoi revenir sur des couleurs auxquelles la très grande majorité des Argentins s’identifient pleinement, tendrement, amoureusement : le celeste est devenu la couleur argentine par excellence ! A quoi bon le remplacer ?
C’est d’ailleurs pour étouffer toutes ces récriminations que, depuis la présidence de Sarmiento (1868-1874), on enseigne aux jeunes écoliers que Belgrano était un doux rêveur et que le bleu est donc celui du ciel. Quant au Soleil Inca, on l’a rebaptisé Sol de Mayo (Soleil de Mai), et la légende veut qu’il ait dispersé les nuages qui couvraient Buenos Aires en ce beau jour du 25 Mai 1810 où le peuple insurgé accomplissait le premier pas de sa longue marche vers l’Indépendance.
Le drapeau argentin possède son monument, une grande machinerie lapidaire sise sur les bords du Paraná, à Rosario, sur les lieux de sa création. Voir Monumento a la Bandera.
Il possède également son jour férié, le Día de la Bandera, dont la date correspond à l'anniversaire de la mort de Belgrano, le 20 juin. Ce jour-là, nombre d'Argentins arborent la cocarde albiceleste. Voir à ce sujet notre album « La vie en bleu », qui a été réalisé le Día de la Bandera 2008 – un petit reportage très instructif auprès d'un éminent détracteur de la couleur celeste...
Comme on l'aperçoit partiellement dans ce diaporama, chaque province argentine possède son propre drapeau, dont les couleurs reprennent plus ou moins les couleurs nationales. Découvrez toutes les bannières provinciales dans la liste des provinces argentines : à chaque fiche son drapeau.

Infos pratiques

Retrouvez toutes nos infos pratiques sur la fiche de notre carnet “La vie en bleu”.
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