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Volcan Chaitén

ce dormeur discret et (pensait-on) inoffensif a défrayé la chronique en 2008, en se réveillant en sursaut et avec force fracas. Expulsant une colonne cataclysmique de cendres délétères et crachant des coulées de lave, il transforma cette portion de Patagonie boisée en un enfer abandonné des hommes. Une petite balade vous tente ?

Découvrez nos 9 photos prises sur la période 2016

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photo 1/9 – Au pied du volcan – la forêt reprend peu à peu ses droits
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photo 2/9 – La vallée du Río Blanco (et le lac homonyme au fond), lacérée par les séquelles des coulées de lave
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photo 3/9 – Vallée du Río Blanco en aval ; au loin le Golf Corcovado et le village de Chaitén
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photo 4/9 – Le rebord de la caldeira, jonché d'arbres morts, et à droite le dôme 3 en formation
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photo 5/9 – Gros plan sur la robe du dôme 3
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photo 6/9 – Vue panoramique du dôme 3 ; un lac s'est formé sur le pourtour de la caldeira
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photo 7/9 – Gros plan sur le lac de cratère et une coulée de lave solidifiée, au pied du dôme 3
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photo 8/9 – Émissions permanentes de fumerolles au sommet du dôme 3 ; le Chaitén est toujours en activité
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photo 9/9 – Paysage apocalyptique depuis le rebord de la caldeira
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ludique et instructif !

Localisation : Los LagosChili

Durée (en jours) : 0,5

Quelques précisions

Avant 2008, le volcan Chaitén était tout bonnement considéré comme éteint ; le rebord de la caldeira culminait alors à 1122 mètres et dominait un antique dôme de lave sis dans son périmètre. La caldeira datait vraisemblablement de la dernière éruption majeure connue, vieille de plus de 9000 ans ; le dôme présentait les traces d'une activité plus récente (2 à 300 ans), sans conséquences majeures.
Les choses commencent à augurer mal suite à d'importantes secousses sismiques ressentie au début de 2008. Les géologues portent leurs soupçons sur ses deux imposants voisins, les volcans Michinmahuida et Corcovado, aux profils de stratovolcans bien marqués et au passé très tumultueux. Personne ne songe alors au Chaitén... jusqu'à ce que le 2 mai 2008 ce dernier effectue un come-back aussi inattendu que retentissant : brutalement, il expulse un panache de plus de 20km de matière volcanique vers la stratosphère, dont les retombées se répandront plusieurs jours durant, sous l'effet des vents dominants du Pacifique, vers l'Argentine voisine, jusqu'à la lointaine Buenos Aires dont les aéroports devront fermer quelques jours.
Dans les abords immédiats du Chaitén, la caractère cataclysmique de l'éruption entraîne une évacuation immédiate des populations environnantes, quelques milliers de personnes essentiellement localisées dans le village voisin homonyme de Chaitén, lequel est recouvert d'une importante couche de cendres et parallèlement dévasté par l'emballement anarchique du Río Blanco dont le cours est bouleversé par les obstructions et déjections géologiques collatérales de l'éruption.
Pendant plus d'un an et demi, l'activité du volcan va osciller entre éruptions à répétition, répliques sismiques, formations et effondrements successifs d'aiguilles et de dômes de lave au sein de la caldeira éventrée, émission de coulées de lave (relativement modérées), nuées ardentes, etc. – et accalmies trompeuses, qui inciteront à plusieurs reprises les habitants de Chaitén à revenir déblayer et reconstruire leurs habitations dévastées, malgré le statut de “ville morte” décrété par le gouvernement chilien.
Depuis, l'activité volcanique est revenue sous un seuil d'alerte acceptable, et la vie a repris son cours : les communications routières ont été rétablies, le village de Chaitén a pansé ses plaies, les habitants sont revenus en grande majorité et le parc naturel Pumalín, dans l'enceinte duquel se trouve le volcan, a rouvert après deux ans de restaurations. Désormais sous écoutes attentives, le Chaitén ne présente aucun danger dans l'immédiat et invite à une randonnée à la beauté effroyable pour découvrir la caldeira d'un volcan actif.
La randonnée
On peut gravir le volcan à pied, depuis la piste carrossable principale qui dessert le Parc Pumalín jusqu'au rebord de la caldeira. Le sentier est parfaitement signalé, et de difficulté moyenne ; de bons marcheurs n'en auront pas pour plus d'une heure à atteindre le sommet. Les dernières dizaines de mètres sont un peu plus pentues, mais rien de bien méchant. Le cadre est encore assez déroutant : beaucoup d'arbres morts gisent de part et d'autre (et parfois en travers) du sentier. Une fois arrivé “en haut”, c'est-à-dire sur le rebord de la caldeira (à quelque 900 mètres d'altitude), on peut marcher à droite et à gauche sur l'arrête large du cratère, mais en aucun cas tenter l'aventure en descendant dans la caldeira ! Le sol est trop instable, la pente très raide, le risque sismique non négligeable et l'environnement totalement délétère. En face et au-dessus de vous, vous verrez se dresser un immense monticule de détritus volcaniques culminant à quelque 1500 mètres et occupant tout le centre de la caldeira : c'est le “Dôme 3” qui a succédé à ses deux prédécesseurs au cours de l'éruption de 2008-2009, par effondrements et productions successifs ; ce dôme est toujours en formation, comme en témoigne les fumerolles qui s'échappent de son sommet.

Comment y aller ?

La Carretera Austral (Nationale 7, unique route dans les parages) dessert le point de départ du sentier, à 25km environ au nord du village de Chaitén. L'accès est clairement signalé en bord de piste et il y a une petite aire de stationnement.

Où dormir ?

Pour le gîte et les repas, il faudra vous replier sur le village de Chaitén, à 25km au sud, ou sur l'embarcadère de Caleta Gonzalo, à 32km au nord. Dans ce dernier endroit, il y a une très belle hôtellerie : les Cabañas Caleta Gonzalo (cabanes luxueuses et restaurant gastronomique), ainsi qu'un camping ; le cadre est bucolique et envoûtant, très très calme et dépourvu de toute animation, sauf à l'arrivée du ferry qui permet de traverser le fjord. Plus d'informations sur la page du Parc Pumalín : www.parquepumalin.cl/visiting_caletagonzalo.htm.
Chaitén est un peu plus animé. Où que vous créchiez, pensez à réserver impérativement, car la région est très isolée et très prisée.
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