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Bañado La Estrella

un beau jour, le Río Pilcomayo entreprit de sortir de son lit – pour ne plus jamais y retourner ; ainsi naquit le troisième humedal le plus important d'Amérique du Sud, vaste zone humide où ne cessent depuis lors d'affluer des myriades d'oiseaux. Le paradis des ornithologues en Argentine, tout simplement.

Découvrez nos 32 photos prises sur la période 2016

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photo 1/32 – Secteur Fortín Soledad – la palmeraie de caranda-i
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photo 2/32 – Excursion en pirogue avec Chilo
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photo 3/32 – Biguás ou cormoránes neotropicales (“Cormoran vigua”, Phalacrocorax brasilianus)
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photo 4/32 – Couple de chajás sur un champal, arbre mort couvert de lierre
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photo 5/32 – Un poussin de chajá
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photo 6/32 – Couple de jabirúes perchés sur leur nid
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photo 7/32Jabirú en majesté...
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photo 8/32 – Un jabirú prend son envol...
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photo 9/32Jabirú en vol
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photo 10/32Hocó colorado (Tigrisoma lineatum, “Onoré rayé”)
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photo 11/32Mirasol grande (Botaurus pinnatus, “Butor mirasol”)
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photo 12/32 – Monjita blanca (“Nonne blanche” ou “Pépoaza irupéro”, Xolmis irupero)
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photo 13/32 – Aguilucho pampa (Busarellus nigricollis, “Buse à tête blanche”)
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photo 14/32 – Caracolero (Rostrhamus sociabilis, “Milan des marais”)
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photo 15/32 – Jacana (“Jacana noir”, Jacana jacana)
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photo 16/32 – Le Bañado est aussi fréquenté par le bétail des riverains
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photo 17/32 – Secteur Posta Sargento Cabral – quand inondation rime avec désolation
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photo 18/32 – L'ancien village de Posta Sargento Cabral, englouti dans les années 60
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photo 19/32 – La digue (où passe la RP28) et les vannes régulant le niveau du Bañado
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photo 20/32 – Une incroyable concentration d'oiseaux...
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photo 21/32 – A droite, quatre bandurrias moras ou ibis plombés
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photo 22/32 – Le gang des caranchos
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photo 23/32 – Un groupe de tuyuyúes (Mycteria americana, “Tantale d'Amérique”) – à gauche, une tabuyayá
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photo 24/32 – Une garza mora exécutant quelques pas de danse
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photo 25/32 – Urubitinga ou águila negra (Buteogallus urubitinga, “Buse urubu”)
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photo 26/32Urubu à tête noire
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photo 27/32Garcita blanca (Egretta thula, “aigrette neigeuse”)
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photo 28/32 – Martín pescador mediano (“Martin pêcheur d'Amazonie”, Chloroceryle amazona) – femelle
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photo 29/32 – Couple de bandurrias boreales
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photo 30/32 – Un fourmilier en quête d'une fourmilière...
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photo 31/32 – A gauche : Moro, instituteur et guide de Las Lomitas. A droite : Valoy, aborigène Pilagá
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photo 32/32 – Cuir de curiyú, boa autochtone chassée par les Pilagá
A proximité
Argentine
Loro Hablador
Argentine
Pampa del Indio

Localisation : FormosaArgentine – région Chaco

Statut : Réserve Provinciale

Écosystèmes concernés : Chaco Húmedo

Quelques précisions

Le Río Pilcomayo est un des plus grands fleuves du Cône Sud. Affluent du Río Paraguay, tributaire du Río Paraná et du bassin du Río de la Plata, il délimite la frontière entre l'Argentine et le Paraguay depuis la fin du XIXè siècle. Au cours des années 1960, d'importantes crues ont entraîné une accumulation exceptionnelle de limons en travers de son lit, et le Pilcomayo est sorti de celui-ci au niveau de Fortín Pilcomayo (province de Formosa), se répandant au sud dans la plaine mitoyenne. L'inondation a été progressive, mais définitive et considérable : plusieurs villages ont dû être abandonnés (ainsi Puesto Sargento Cabral). Ce sont en tout près de 400.000 hectares qui ont été recouverts par les eaux de façon permanente, tandis que le Pilcomayo a fini par rejoindre son ancien lit à quelque 150km de sa sortie, en aval. La zone inondée a pris le nom d'une des estancias affectées par le phénomène : La Estrella. Dans les années 90, une piste transversale inondée a été surélevée et asphaltée, constituant ainsi une longue digue nord-sud munie de vannes (à hauteur de l'ex-village Puesto Sargento Cabral), permettant ainsi de réguler au mieux l'écoulement du Pilcomayo.
Il est en effet important de signaler que le bañado n'est pas un estero : le premier terme indique qu'il s'agit d'une zone d'inondation fluviale, ce qui implique un courant permanent ; le second terme désigne un marais, donc une masse d'eau stagnante (sauf lors de ponctuelles crues engendrant débordement et écoulement). C'est la différence essentielle entre le Bañado La Estrella et, par exemple, les Esteros del Iberá ou le Pantanal brésilien. Notez que ces trois écosystèmes humides sont les plus importants d'Amérique du Sud.
Là où le Bañado s'est installé durablement, la végétation a beaucoup souffert. Les grands arbres du chaco (algarrobos, quebrachos, etc.) ne peuvent survivre les pieds dans l'eau ; aussi, le Bañado offre généralement l'aspect sinistre d'un vaste champ d'arbres morts. Des plantes grimpantes ont aussitôt envahi les troncs morts, donnant naissance à des champales caractéristiques. Seules les palmeraies de caranda-i ont survécu à la modification de leur environnement, s'adaptant parfaitement au milieu aquatique. De seco, le chaco est devenu húmedo.
Le principal intérêt scientifique et touristique du Bañado La Estrella tient à la quantité prodigieuse d'oiseaux qui y ont élu domicile, squattant les commodes champales pour nidifier. Le niveau du bañado n'étant guère élevé (1 à 2 mètres tout au plus ; moins en hiver), le poisson y est abondant et aisément capturable – une aubaine pour échassiers et charognards ! Les mammifères ne sont pas en reste : carpinchos, yacarés, tapirs et fourmiliers fréquent les berges. Sans oublier le boa curiyú (Eunectes notaeus, en fait une espèce d'anaconda), si abondant que la chasse en a été autorisée dans l'enceinte de la réserve ; les communautés aborigènes riveraines (Pilagá, Qom) se sont fait une spécialité de la vente de cuirs ophidiens.
Pour visiter la réserve, il est recommandé de privilégier l'hiver, ou à défaut le printemps ou l'automne ; l'été (décembre-mars) est à proscrire, car d'une part le temps est très orageux, les moustiques voraces et les pistes boueuses ; et d'autre part le niveau de l'eau est plus élevé, aussi les échassiers sont moins nombreux. De juin à septembre, le niveau est au plus bas : si le paysage perd un peu en beauté, l'abondance de poisson est alors à son comble et le nombre d'échassiers absolument faramineux.

Comment y aller ?

Le village de Las Lomitas est la porte d'entrée du Bañado la Estrella. Il se situe sur la longue Nationale 81, colonne vertébrale de la province de Formosa, qui relie la capitale provinciale (à l'est) aux contreforts andins (Salta, à l'ouest) – cette route est asphaltée, mais le trafic des camions paraguayens en route pour les ports chiliens est tel que la chaussée est très abîmée par endroits – prudence, donc. De Formosa Capital à Las Lomitas il y a tout de même 300km !
Si vous venez du sud (Santiago del Estero, Córdoba), sachez que le Río Bermejo, qui délimite la frontière entre les provinces du Chaco et de Formosa, est difficilement franchissable ; le pont le plus proche de Las Lomitas se situe à Puerto Lavalle, sur la Nationale 95.
Une fois à Las Lomitas, deux routes permettent de pénétrer dans la réserve du Bañado La Estrella.
L'une, asphaltée (RP28 – avenue Almirante Brown), part du carrefour principal de Las Lomitas, vers le nord et la frontière paraguayenne, direction Posta Cambio Zalazar. Au bout de 45km, à hauteur de Puesto Sargento Cabral (village submergé), la route s'élève et passe en digue au milieu du bañado – plusieurs aires de stationnement permettent de s'arrêter en toute tranquillité. Le paysage est assez désolé : milliers d'arbres morts transformés en champales ; mais les oiseaux y sont innombrables.
L'autre, la RP32, n'est pas asphaltée ; c'est une piste en terre qui part obliquement depuis la sortie ouest de Las Lomitas, direction Fortín Soledad (à 64km). A la saison sèche, d'avril à novembre, la piste est impeccable ; en été, elle peut vite être impraticable. Une fois à Fortín Soledad, village clairsemé d'éleveurs de porc et de pêcheurs, l'idée est de souscrire un tour en pirogue auprès des autochtones (voir plus bas) ; vous pourrez ainsi profiter pleinement de la splendide palmeraie de caranda-i – un paysage très différent du précédent, et complémentaire.

Où dormir ?

A Las Lomitas, il y a plusieurs hôtels austères en centre-bourg... Le moins tristounet et le plus commode est sans doute le Portal del Oeste, situé à 5km à... l'est du carrefour principal de Las Lomitas, sur la route de l'aérodrome ; en rase campagne, l'endroit est assailli par des dizaines d'oiseaux à l'aube ! Entrée au kilomètre 1467 de la Nationale 81 ; téléphone : 03704 548747.
A notre connaissance, il n'y a pas encore de possibilité de logement à Fortín Soledad, et c'est bien dommage.

Contacts, horaires, informations diverses

Certes, il est possible de visiter le Bañado La Estrella par ses propres moyens. Notamment, en remontant la RP28 (voir ci-dessus) – vous pourrez voir d'innombrables oiseaux depuis la route. Cependant, pour une approche plus aboutie, mieux vaut recourir aux services d'un batelier et/ou d'un guide. Naviguer sur le bañado est une expérience magnifique ; écouter les enseignements d'un guide local n'a pas de prix.
En vous rendant directement à Fortín Soledad, vous pourrez sur place louer les services d'un guide à moindres frais. Nous recommandons chaudement Chilo Ruiz ; il vous promènera dans le bosque chaqueño à la découverte de tout un tas de petits oiseaux chamarrés qu'il connaît sur le bout des doigts ; puis, il vous mènera en pirogue sur le bañado – il n'a pas son pareil pour approcher au plus près les jabirúes et dénicher les poussins de chajá. Sympathique et enjoué, il vous racontera la vie dans un village du Chaco. Possibilité de déjeuner chez lui, avec sa famille, sous le très agréable quincho. Tarifs très abordables. Demandez simplement “Chilo” en arrivant à Fortín Soledad.
A Las Lomitas, Ricardo Moreno, alias Moro, est une personnalité respectée et très affable. Instituteur de profession, il se consacre depuis quelques temps à faire découvrir sa région aux voyageurs. Ses tarifs sont un peu plus rondelets mais rien d'excessif. Il connaît parfaitement le bañado mais aussi les communautés aborigènes des environs ; il a enseigné pendant longtemps au village Pilagá de El Descanso, et pourra vous introduire dans cette communauté. Sa vision de l'écologie et des sociétés indigènes est très instructive. Il organise également des sorties en bateau du côté de Posta Cambio Zalazar. Téléphone : 03704 15 379463.
Plusieurs agences organisent des excursions en 4x4 et bateau d'une ou plusieurs journées depuis la ville de Formosa (dotée d'un aéroport), à 350km du Bañado – professionnels et bien rodés, leurs tarifs sont tout de même fort exagérés... Nous vous encourageons plutôt à privilégier les guides locaux.
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