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Puna

retranchée derrière d'abruptes cordillères, cette inexpugnable forteresse bardée de donjons volcaniques héberge une faune rare mais précieuse, dans un environnement désertique aux coloris extraordinaires. Envahisseur, prends garde : son atmosphère éthérée te coupera le souffle plus sûrement qu'une hallebarde !

Découvrez nos 53 photos prises sur la période 2007-2017

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photo 1/53 – La Puna septentrionale, plus verte et peuplée (Paicone, Jujuy)
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photo 2/53 – Plateau de tuf volcanique lacéré, au Paso de Jama (Jujuy)
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photo 3/53 – La Vallée des Songes, féerie diabolique (Salta)
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photo 4/53 – Le Salar de Arizaro, plus grand salar d'Argentine (Salta)
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photo 5/53 – A l'extrémité sud du Salar de Arizaro, l'énigmatique Cono de Arita culmine à 3689m (Salta)
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photo 6/53 – Salar de Río Grande, et touffes de rica-rica (Salta)
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photo 7/53 – Un troupeau de chèvres en maraude aux abords du Salar de Antofalla (Catamarca)
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photo 8/53 – Coloris fantastiques du Salar de Antofalla (Catamarca)
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photo 9/53 – Secteur plus rocailleux du Salar de Antofalla (Catamarca)
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photo 10/53 – L'un des nombreux “yeux” colorés qui émergent du Salar de Antofalla (Catamarca)
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photo 11/53Salar del Hombre Muerto (Catamarca)
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photo 12/53 – De la caillasse... (Catamarca)
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photo 13/53 – ...encore de la caillasse... (Catamarca)
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photo 14/53 – ...toujours de la caillasse (Catamarca)
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photo 15/53 – La caldeira du Cerro Galán (Catamarca)
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photo 16/53 – Affleurements de tuf volcanique près de la caldeira du Cerro Galán (Catamarca)
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photo 17/53 – Paysage volcanique autour d'Antofagasta de la Sierra (Catamarca)
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photo 18/53 – Coulées basaltiques (Catamarca)
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photo 19/53 – Le camaïeu rose violacé de la Puna aride (Catamarca)
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photo 20/53 – Scories, lagune et meseta volcanique près d'Antofagasta de la Sierra (Catamarca)
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photo 21/53Campo de Piedra Pómez : gisement de pierre ponce (Catamarca)
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photo 22/53 – Mixture d'eau, de sel, de sable, de végétation, dans le creuset de Pasto Ventura (Catamarca)
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photo 23/53 – Les abords de la Réserve Nationale Laguna Blanca (Catamarca)
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photo 24/53 – Jeux de lumière sur la Laguna Blanca (Catamarca)
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photo 25/53 – Volcan Negro et Laguna Verde, au Paso de San Francisco (Catamarca)
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photo 26/53 – Langue de tuf volcanique rongée par l'érosion (Paso de San Francisco, Catamarca)
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photo 27/53 – Réserve Provinciale Laguna Brava (La Rioja)
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photo 28/53 – Exsurgences sur les rives de la Laguna Brava (La Rioja)
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photo 29/53 – Le Valle de la Luna, ou la Puna chilienne (Antofagasta, Chili)
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photo 30/53 – Une vega au pied du volcan Colorados (San Pedro de Atacama, Chili)
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photo 31/53Vigognes aux abords de la Laguna Caro (Catamarca)
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photo 32/53Choiques se dirigeant vers le Volcan Antofagasta (Catamarca)
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photo 33/53 – Vol de guayatas sur la Laguna de Pozuelos (Jujuy)
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photo 34/53 – Envol de flamants sur la Laguna Antofagasta (Catamarca)
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photo 35/53 – Parinas chicas (Flamants de James, Phoenicopterus jamesi) à Cerro Galán (Catamarca)
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photo 36/53 – Pato barcino (“Sarcelle tachetée”, Anas flavirostris)
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photo 37/53 – Playerito rabadilla blanca (“Bécasseau à croupion blanc”, Calidris fuscicollis)
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photo 38/53 – Une vega, oasis de végétation aux abords d'un torrent (El Peñón, Catamarca)
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photo 39/53 – Étendue de “llareta” (Azorella compacta) près de la Laguna del Negro Francisco (Chili)
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photo 40/53 – Mouchetage de tola et de rica-rica près de Los Nacimientos (Catamarca)
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photo 41/53 – Un rameau de rica rica desséché dans les scories (Catamarca)
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photo 42/53Coirón (Stipa spp.), ultime survivant des hautes altitudes
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photo 43/53 – Un coironal sur les hauts d'Antofalla (Catamarca)
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photo 44/53 – Un coironal chatoyant au nord de Tolar Grande (Salta)
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photo 45/53 – L'aspect vert-doré de la Puna humide, dans le nord de la Province de Jujuy
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photo 46/53 – Le queñua, seul arbre présent sur la Puna (Jujuy)
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photo 47/53 – Une oasis au milieu de la Puna – le hameau de Las Quinuas (Catamarca)
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photo 48/53 – Un refuge d'arriero, vestige des antiques transhumances (Laguna Brava, La Rioja)
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photo 49/53Chaku, tonte traditionelle des vigognes sur la puna (Laguna Blanca)
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photo 50/53Salinas Grandes, en exploitation (Jujuy)
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photo 51/53 – Des traditions autochtones bien vivaces (Santa Catalina, Jujuy)
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photo 52/53 – Un témoin vieux de 9000 ans (Campo de las Tobas, Catamarca)
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photo 53/53 – Vestiges incaïques du Pucará de La Alumbrera (Catamarca)

Localisation : San JuanArgentine – région Cuyo La RiojaArgentine – région Cuyo JujuyArgentine – région Noroeste SaltaArgentine – région Noroeste CatamarcaArgentine – région Noroeste PotosíBolivie AtacamaChili AntofagastaChili

Réserve(s) naturelle(s) associée(s) : Abra del AcayCampo de Piedra PómezEl LeoncitoLaguna Blanca (Réserve)Laguna BravaLaguna de los PozuelosLos AndesLos Flamencos (Valle de la Luna)Nevado Tres CrucesCerro Galán Eduardo Avaroa (Lagunas verdes y coloradas)

Quelques précisions

La Puna se trouve dans la continuité de ce qu'en Bolivie et au Pérou on nomme l'Altiplano. Géologiquement, il s'agit d'un plateau aux sols très anciens (Précambrien), que la surrection des Andes (fin du Mésozoïque) a postérieurement soulevé à plus de 3.500 mètres d'altitude. A la même époque, de nombreuses éruptions volcaniques l'ont entaché de leurs coulées basaltiques.
En Argentine, la Puna est encadrée par la Cordillère Centrale à l'ouest et la Cordillère Orientale (puis la Précordillère plus au sud) à l'est – ces cordillères, toutefois, ressortissent à l'écosystème altoandino (il est donc faux de dire que la Puna s'étend jusqu'à 6.000 mètres d'altitude – l'écosystème se cantonne au plateau, entre 3.000 et 4.000 mètres d'altitude grosso modo).
Caractérisée par de très faibles précipitations, la Puna est un environnement semi-désertique, où la végétation est rare – il s'agit généralement de plantes rases, et d'arbustes épineux (la tola, la rica-rica et le corión notamment) ; le pourtour alluvial de certains torrents présente cependant l'aspect d'un pré, ou vega. Certains secteurs ponctuellement plus humides se couvrent de pâturages – ce sont les pajonales, qu’affectionnent particulièrement les vigognes. La faune est par ailleurs assez peu diversifiée – choiques et zorros en sont, avec les vigognes, les principaux représentants.
Dans l'ensemble, la Puna est un système endoréique : son réseau hydrographique n'a pas de débouché océanique, et toutes les eaux issues de précipitations directes ou de la fonte des neiges échouent dans un réseau de lagunes, prisonnières de la Puna. Si ces dernières ne sont pas régulièrement alimentées en eau pour contrecarrer l’évaporation titanesque qu'induit le soleil à pareilles altitudes, elles finissent par s’évaporer et par donner naissance à des salares puis à des déserts craquelés. Ainsi, le Lac Titicaca (Pérou), le Salar d'Uyuni (Bolivie) ou le Désert du Diable (Salta) sont-ils les vestiges de lagunes, voire de véritables mers intérieures, à trois stades de leur inévitable assèchement.
Au nord de l'Argentine, dans la province de Jujuy, des pluies moins parcimonieuses permettent l'épanouissement de la Puna húmeda, un tant soit peu fertile (et vallonnée), donc plus densément peuplée. On y recense le seul arbre présent sur toute la Puna : le queñoa, solitaire. Plus on va vers le sud, plus l'aridité prend le dessus, et de vastes salares (Salinas Grandes, Salar de Arizaro, Salar del Hombre Muerto, etc.) recouvrent la Puna d'une chape délétère.
La Puna, de par son altitude, est le lieu de prédilection pour contracter le soroche, ou mal de l'altitude, également appelé à juste titre apunamiento – le verbe apunarse est couramment usité (« Me fui a la Cordillera y me apuné. »).
Ce phénomène est dû principalement à la raréfaction de l'oxygène dans l'atmosphère, ce qui entraîne un essoufflement rapide et une moindre endurance physique. Les populations autochtones (et certains sujets exogènes chanceux) ont développé une surabondance de globules rouges qui leur permet de supporter cet environnement. Mais le voyageur lambda n'échappe généralement pas à ses symptômes notoires : migraines et nausées.
Ces désagréments toutefois tendent à disparaître naturellement au bout de quelques jours d'acclimatation. Il faut donc faire preuve de patience, et ne pas monter trop rapidement à plus de 3.000 mètres.
Attention : sans souffrir de maladies respiratoires ou cardiaques chroniques rédhibitoires, certains sujets peuvent être extrêmement sensibles à ce mal, sans que l'on s'y attende : une bonne condition physique, même excellente, n'est absolument pas un garant ! Les costauds peuvent rester sur leurs gardes...
Important : dans le cas où les symptômes persistent, et a fortiori s'ils s’aggravent et dégénèrent en une sorte de bronchite assortie de fièvre, il est impératif de redescendre en-dessous de 2.000 mètres d'altitude et d'aller se brancher à une bombonne d'oxygène au dispensaire le plus proche ! Ne risquez pas un œdème pulmonaire ou cérébral !
Conseils : bien qu'il n'existe aucun remède fiable à 100%, vous pouvez préparer votre séjour en altitude en avalant quelques cachets d'aspirine dans les jours précédant la montée, ou en mâchonnant des feuilles de coca (à la mode locale) – les granules homéopathiques de coca concentrée sont la meilleure option (mais sont introuvables en Argentine).
Quelques recommandations supplémentaires touchant au comportement des voyageurs sur la Puna. Les paysages de caillasse infinie sont des espaces d'une beauté indicible qu'il est profondément stupide de vouloir s'approprier en y laissant la trace de ses roues – il est donc vivement déconseillé (et de fait légalement interdit) de s'aventurer hors des pistes et des huellas patentées ; d'ailleurs, c'est le meilleur moyen d'ensabler son véhicule avec les conséquences parfois tragiques que l'on sait.
Autre point important. La Puna est ouverte à tous, mais cependant, aussi surprenant (voire aberrant) que cela puisse paraître, de nombreuses et immenses parcelles sont de fait, et selon une coutume ancestrale, la propriété de hameaux et de communautés parfois très distants. Il ne faut donc ni saccager ces espaces par des comportements infantiles (comme spécifié ci-dessus) ni envoyer paître les autochtones qui vous réclameraient une contribution lors de votre passage. Cette colaboración est non seulement modeste, mais elle est aussi d'un grand secours pour les lugareños qui vivent dans des conditions qu'ils ne troqueraient certes pour rien au monde (sauf lorsque la maladie et la vieillesse les y forcent) mais qu'ils n'ont pas vraiment choisies et demeurent très difficiles. Si la misère est toute relative (l'absence de téléviseur n'est pas un critère recevable ; l'accès à l'hygiène élémentaire, si), il est important de se montrer respectueux, compréhensif et – le cas échéant – généreux. Une petite participation est donc un acte méritoire, ne le sous-estimez pas ; vous pouvez d'ailleurs privilégier une participation en nature : gâteaux, boîtes de conserve, fruits sont des dons très appréciés – pensez à vous approvisionner à l'avance.
Par ailleurs, les distances sont énormes, les autochtones n'ont généralement pas de véhicule et les lamas ne sont pas des animaux de monte. Aussi il est vivement conseillé de prendre en stop les locaux qui le sollicitent ; vous y gagnerez une expérience très enrichissante !
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