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Transchaco

beaucoup moins fréquenté que ses confrères, ce “couloir bi-océanique” boréal, encore largement mal carrossable, vise à connecter le Paraguay à la Bolivie, et franchit pour cela un obstacle de taille, non en altitude mais en superficie : le vaste few-men's land du Chaco Seco. Une éprouvante traversée du désert.

Découvrez nos 25 photos prises sur la période 2008

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photo 1/25Villamontes, capitale du sábalo et point de départ côté bolivien (Tarija)
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photo 2/25 – Une palmeraie de carandais (Bolivie)
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photo 3/25 – Le chaco seco dans toute sa monotonie (Bolivie)
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photo 4/25 – Le “Palo marcado”, panneau indicateur d'époque... (Bolivie)
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photo 5/25Samu'u fessu et maximes patriotiques (Bolivie)
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photo 6/25 – Un premier contrôle bolivien à Ibibobo – une caserne façon Far West
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photo 7/25 – Travaux d'élargissement et d'asphaltage, après Ibibobo (Bolivie)
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photo 8/25 – Un samu'u va faire les frais des travaux (Bolivie)
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photo 9/25 – Petit autel à la Virgen de Urkupiña, patronne du chaco bolivien
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photo 10/25 – Dernière garnison bolivienne avant la frontière avec le Paraguay – caserne pseudo-médiévale
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photo 11/25 – Ultime ligne droite... (Bolivie)
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photo 12/25 – La frontière entre Bolivie et Paraguay, et le retour de l'asphalte
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photo 13/25 – L'ancien tronçon paraguayen, plus au nord, vers le Parc National Médanos del Chaco
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photo 14/25 – Ex-Secrétariat à l'Environnement, Parc National Médanos del Chaco (Paraguay)
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photo 15/25Parc National Enciso (Paraguay)
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photo 16/25 – Bienvenue chez les Mennonites (Filadelfia, Paraguay)
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photo 17/25 – Cimetière de la Guerre du Chaco à Fortín Toledo (Paraguay)
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photo 18/25 – Monument aux Morts de la Guerre du Chaco à Fortín Boquerón (Paraguay)
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photo 19/25 – Élevage de pécaris au Projet Tagua (Fortín Toledo, Paraguay)
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photo 20/25 – Une lagune au nord de la Transchaco, à hauteur de Loma Plata (Paraguay)
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photo 21/25 – Un tabuyayá dans le ciel de la Transchaco (Paraguay)
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photo 22/25 – Une palmeraie de carandais aux environs de Pozo Colorado (Paraguay)
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photo 23/25 – Un autochtone entre Mariscal Estigarribia et Asunción (Paraguay)
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photo 24/25 – Puente Remanso sur le Río Paraguay (Paraguay)
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photo 25/25 – La Plaza de Armas d'Asunción, terme de la Transchaco (Paraguay)
A proximité
Paraguay
Médanos del Chaco
Paraguay
Asunción

Localisation : TarijaBolivie ChacoParaguay

Quelques précisions

La Transchaco est un Corredor Bioceánico, autrement dit un projet d'axe routier majeur visant à relier les océans Atlantique et Pacifique. Il a vocation à désenclaver le Paraguay (et la Bolivie), les deux seuls États de toute l'Amérique du Sud à être privés d'accès aux océans, par la faute de leurs voisins : le Chili a conquis la côte pacifique bolivienne en 1884 (Guerre du Pacifique), et Buenos Aires a régulièrement mis de nombreuses entraves (douanières et militaires) à la circulation des navires paraguayens sur le Paraná.
Aujourd'hui, les relations sont normalisées entre ces différents États, à l'exception notable et critique du Chili... La Bolivie n'en démord pas et entend récupérer les provinces littorales perdues ; elle a récemment déposé un recours devant la Cour Internationale de Justice, laquelle s'est prononcée compétente. Un premier pas prometteur pour la Bolivie, très mal reçu côté chilien...
A noter : d'autres couloirs biocéaniques traversent le continent, notamment celui reliant Santiago de Chile à Buenos Aires via le tunnel percé sous le Col du Christ Rédempteur, qui permet de franchir les Andes en toutes saisons.

Comment y aller ?

La Transchaco part, côté bolivien, de Villamontes, petite ville de la province de Tarija qui dispose de commodités satisfaisantes pour le voyageur. En 2008, date à laquelle nous l'avons emprunté, le tronçon bolivien de la Transchaco n'était ni asphalté ni élargi, mais les travaux étaient en cours ; à l'heure actuelle, il semblerait qu'ils n'aient toujours pas été achevés...
Selon leur avancement, vous aurez à affronter trois types de route : une piste sablonneuse, parfois bourbeuse (attention à la saison estivale des pluies), si les travaux n'y ont pas encore débuté ; ou alors une piste de terre battue, tendance boueuse, en marge d'une autoroute surélevée de terre consolidée, là où les travaux battent leur plein (les engins de chantier ont tendance à creuser d'épouvantable ornières sur leur passage) ; enfin, avec un peu de chance (mais en est-ce vraiment ? où est le mérite ?), un beau ruban d'asphalte flambant neuf si les travaux sont achevés. En l'état (2008), comptez quatre heures jusqu'à la frontière paraguayenne.
Question formalités, vous serez contrôlés par l'armée bolivienne à Ibibobo puis à une dizaine de kilomètres avant la frontière – veillez à montrer patte blanche. Ceci étant, on vous proposera sûrement d'acheter quelques milliers de guaranis (monnaie paraguayenne) au marché noir... Enfin, le poste frontière de Mayor Infante Rivarola sera une digne récompense : si les agents qui y travaillaient en 2008 n'ont pas été mutés ailleurs, vous serez traités comme des amis, dans la joie et la rigolade.
Ensuite de quoi, un beau macadam flambant neuf prend la relève, 120km de pur bonheur qui vous conduisent jusqu'à La Patria, bourgade à la croisée des chemins. Au carrefour, deux options.
A gauche, vous empruntez l'ancien tracé de la Transchaco, actuellement fortement dégradé, excepté les 20 premiers kilomètres qui gardent une certaine tenue et vous amènent au Parc National Enciso. Au-delà, la piste se transforme vite en bac-à-sable – ne vous y aventurez pas sans 4x4 ! Elle dessert la Nueva Asunción (base militaire vaguement désaffectée), puis le Parc National Médanos del Chaco – et continue jusqu'à General Eugenio Garay, à une centaine de kilomètres de La Patria, un poste-frontière avec la Bolivie situé à quelques 130 km à vol d'oiseau au nord de Mayor Infante Rivarola. Au-delà, la Ruta 6 bolivienne prend la relève, et son état ne doit guère être brillant – à vérifier.
A droite (soit tout droit lorsque vous revenez du Parc National Enciso), vous reprenez la Transchaco officielle (alias Ruta 9 “Doctor Carlos Antonio López”), dont l'asphalte date des années 70 (grâce aux crédits nord-américains obtenus par le lobby mennonite) et part en plaque, donnant naissance à une profusion de nids de poule qui peuvent se révéler très dangereux à grande vitesse. Elle dessert la petite ville et base militaire de Mariscal Estigarribia (où il faut vous signaler si vous effectuez le trajet en sens inverse), puis le hameau de Fortín Toledo, où se trouvent le Projet Tagua et ses pécaris ainsi qu'un fort et un cimetière de la Guerre du Chaco.
Important : entre Villamontes et Mariscal Estigarribia (première ville paraguayenne, située à 380km de Villamontes), il n'y a pas de station service – emportez impérativement des jerricans si vous comptez faire un détour par les Parcs Nationaux Enciso et Médanos, côté paraguayen !
80 kilomètres après Mariscal Estigarribia, des bifurcations mènent aux trois villes mennonites de Filadelfia, Loma Plata et Neuland. Ensuite de quoi, il ne vous reste plus que 440 kilomètres jusqu'à Asunción, une formalité... A noter : en 2008, cet ultime tronçon faisait l'objet d'importants travaux de rénovation et d'élargissement – ce qui occasionnait un sacré quilombo ; sont-ils achevés aujourd'hui ? De nombreux travaux de restauration ont été entrepris ces dernières décennies, émaillés de nombreuses malversations, tant et si bien que le résultat est généralement scandaleusement médiocre. En dépit des fonds colossaux versés par la Banque Américaine pour le Développement, dont une partie s'est miraculeusement vaporisée, la transformation de la Transchaco en un Corridor Bi-Océanique qui désenclaverait le Paraguay à l'Ouest, intégrerait sa région orientale et lui ouvrirait les ports chiliens du Pacifique, est encore une belle utopie...
Pour effectuer ce trajet autrement qu'en voiture personnelle, il y a le bus. Nous doutons fort que le service soir très confortable... La traversée doit durer une bonne dizaine d'heure, plutôt 15. Une partie de nuit (ce qui en limite grandement l'intérêt), une partie de jour ; au cœur de l'hiver austral (août), les températures descendent rarement en-dessous de 30°C... Mais l'avantage c'est qu'il ne pleut pas –car sinon, en été, avec les pluies torrentielles, ça peut vite devenir impraticable... Les bus font le trajet depuis Asunción jusqu'à Santa Cruz de la Sierra (Bolivie). Vous trouverez des informations pratiques dignes de confiance sur le site http://discoveringparaguay.com.
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