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Drapeau – Chubut
Chubut

du littoral grouillant de “loup-phoques” mammifères aux bucoliques lacs andins, on aurait tort de ne faire qu'un pas, tant la monotone meseta patagonique ménage de truculentes curiosités : thé gallois, troncs pétrifiées, fossiles exotiques – débusquerez-vous la mystérieuse Piedra Parada ?

Région : PatagonieArgentine – région Patagonie

Population : 413240 hab. – Superficie : 224686 km²

Capitale (population) : Rawson (22535 hab.)

Climat : climat patagonique sec, aux températures modérées ; hivers froids – pluvieux (neigeux) sur la cordillère.

Quelques précisions

Sur l'origine du nom Patagonie, voir le récit de la reconnaissance de cette région par Magellan, à Puerto San Julián.

Ce que nous avons visité

Trek & Cie.

Kayak au milieu des baleines : si le séjour de Jonas dans le ventre de la baleine vous a toujours intrigué, éveillant en vous une irrésistible vocation de stomatocétologue, cette excursion est pour vous : à bord d'un frêle kayak de mer, vous pourrez écumer le Golfo Nuevo à la poursuite de la fluette baleine franche australe – gare aux accrochages.

Archéologie

Musée Desiderio Torres : archétype du musée patagon, propret et soigneusement légendé, sinon moderne et vraiment palpitant – un truc en plumes et une collection de fétiches gastriques révèlent au grand jour la truculence des cultures Tehuelche et Mapuche, avant qu'elles ne soient bouleversées par l'intrusion de l'électroménager.

Musée Paléontologique Egidio Feruglio : peut-être les bucoliques scènes de genre avec maquettes et carton peint ont-elles un peu pris la poussière, mais l'institution n'en demeure pas moins incontournable pour découvrir l'histoire paléontologique de la Patagonie, qu'une flopée de dinosaures ont piétiné sans ménagement pendant des millénaires.

Parc Paléontologique Bryn Gwyn : le Río Chubut a écrit là l'une des plus belles pages de la paléontologie en Patagonie, taillant dans la steppe une magistrale coupe transversale – autant de chapitres qui décrivent la forêt tropicale originelle, les transgressions marines et même la surrection des Andes. Suivez les fossiles et admirez le paysage !

Temples

Chapelles galloises du Chubut : les colons gallois qui débarquent dans la vallée du Chubut en 1865 ont fort à faire pour survivre au beau milieu de la steppe ingrate de Patagonie – l'heure n'est pas aux distractions. Mais quand il s'agit de bâtir des chapelles, on ne lésine pas sur la briquette. Ne vous pressez pas, il y en aura pour tous les bagous...

Musées

EcoCentro Puerto Madryn : avant de vous lancer à l'assaut de la Péninsule Valdés, pour y caresser les orques et chatouiller les manchots, quelques informations pratiques glanées dans ce musée succinct mais pertinent vous permettront peut-être d'éviter de fâcheux désagréments... A ne pas manquer : la visite de la gueule de la baleine... (!)

Musée de la Famille Perón : attention ! en dépit d'apparences certes trompeuses, et en vertu des déclarations de bonnes intentions du conservateur, cette antique maison où le Général Perón passa sa tendre enfance, sur les austères côtes patagonnes, ne saurait être un temple à la gloire du vénéré et magnifique leader. Qu'on se le dise !

Musée du Pétrole : les moutons ont cessé depuis belle lurette d'être le moteur économique de la Patagonie ; la grande région australe est depuis quelques décennies la proie d'une exploitation pétrolière intense, classant l'Argentine parmi les premiers producteurs mondiaux de gaz de schiste. Le point muséographique, au cœur des champs de derricks.

Réserves

Punta Loma : à quelques kilomètres de Puerto Madryn, sur le Golfo Nuevo, cette crique accueille une importante colonie de lions de mer, qui somnolent à l'ombre d'une falaise crayeuse dont les aspérités servent de perchoirs à une nuée de cormorans.

Isla de los Pájaros : comme posté en sentinelle pour contrôler l'étroit isthme Ameghino qui permet l'accès à la Péninsule Valdés, cet îlot solitaire est envahi de colonies de manchots et de divers autres espèces d'oiseaux – se munir d'une bonne paire de jumelles !

Péninsule Valdés : ce plateau pelé et monotone peut rebuter, mais les criques, plages et golfes qui le circonscrivent hébergent une faune fascinante : lions et éléphants de mer, manchots, orques, baleines, guanacos, milliers d'oiseaux – l'Arche de Noé dut chavirer dans les parages...

Punta Delgada : comparée aux autres “puntas” qui jalonnent le pourtour de la Péninsule Valdés, celle-ci est sans doute la moins courue, et pour cause : la colonie d'éléphants de mer qui s'y prélasse, en contrebas du belvédère touristique, n'est pas aisément observable.

Caleta Valdés : comme défigurant le nez régulier de la Péninsule Valdés, cette digue naturelle de graviers ménage une crique au pied de la falaise, jadis havre tranquille où charger la florissante production lainière, aujourd'hui réserve où abondent les manchots et chassent les orques.

Punta Norte : ce cap le plus septentrional de la Péninsule Valdés signale l'extrémité du Golfo San Matías ; sur ses plages de sable fin, la baignade est réservée aux éléphants de mer, qui viennent s'y échouer avec le flux, pour ne pas rester prisonnier des bancs d'algues qui émergent à marée basse.

Punta Pirámides : ce cap ostensiblement pyramidal (sculpté à coups d'obus par des tirs d'essai de l'Armada Argentina) est le solarium de prédilection d'une colonie de lions de mer ; s'ils sont allés faire bronzette ailleurs, vous pourrez toujours observer au loin les baleines franches australes qui s'ébattent dans les eaux du Golfo Nuevo.

Punta Tombo : c'est le Mar del Plata des manchots de Magellan – au plus fort de l'été austral, ils envahissent en masse ce cap effilé du littoral patagon, se dorent la pilule sur les plages de gravier, et creusent des milliers de nids pour y couver leurs œufs. Ce ne sont ni les guanacos ni les touristes qui les dérangent.

Cabo Dos Bahías : ces deux baies aux coloris rosés étaient jadis le havre d'une importante colonie de lions de mer, avant qu'ils ne soient délogés par l'armée argentine, qui utilisaient les braves mammifères comme cibles d'entraînement... Une fois terminée la Guerre des Malouines, les manchots ont sauté sur l'occasion pour squatter les lieux désertés.

Piedra Parada : au gré des nuages qui glissent en silence, cet immense menhir naturel apparaît tel un phare ou une sombre Khaba ; dans tous les cas, il intrigue par sa présence incongrue, ayant comme miraculeusement réchappé de l'érosion engendrée par le Río Chubut. Les cris d'orfraie des bandurrias accentuent l'inquiétude ambiante...

Bosque Petrificado José Ormaechea : tableau ô combien saisissant que cette forêt déracinée, dévastée, dont les troncs grandioses, pétrifiés, gisent éparpillés dans une vallée désolée, toute peinturlurée de couleurs délavées. On peine à y imaginer l'écosystème tropical antédiluvien où, entre deux ingressions marines, s'épanouissaient les dinosaures...

Punta Ninfas & Punta León : et si la Péninsule Valdés dévoilait sa magie rien que pour vous ? Si les phoques, les otaries, les manchots, les laridés, pourquoi pas les orques et les baleines, vous étaient offerts non pas sur un plateau (celui, pelé et rebattu, de la Péninsule) mais dans l'écrin intime de la bouche du Golfo Nuevo, à portée de courtes balades, avec le confort d'une estancia traditionnelle en prime ?

Lago Pueloaperçu

Los Alercesaperçu

Villes

Puerto Madryn : à en juger par les buildings qui vont rompant son gabarit de zone industrielle, et par l'urbanisme toujours plus aseptisé de son front de mer, il est évident que l'antique colonie galloise se mue en station balnéaire – mais les baigneurs ont des combinaisons en néoprène naturelles, et se nomment baleines, lions ou éléphants de mer.

Camarones : quand la Fête Nationale du Saumon y bat son plein, cet eldorado déchu de la laine se mue paraît-il en un furieux bastringue ; le reste de l'année, l'intérêt que peut susciter son architecture de tôle ouvragée joliment peinturlurée est moins étourdissant, sauf à subir un endoctrinement justicialiste accéléré au Musée Perón.

Comodoro Rivadavia : par la magie de l'or noir, la famélique colonie boer fondée à l'aube du XXème siècle est devenue la capitale argentine du pétrole, dont l'exploitation prospère sur terre comme en mer. Une légion d'éoliennes toutefois couronne la falaise qui enserre La Laborieuse (comme on la surnomme), en prévision de lendemains moins fastes.

Gaiman & Dolavon : au chapitre des colonies européennes en territoire argentin, les Gallois ont écrit l'une des pages les plus laborieuses. Débarqués sur les côtes arides de la Patagonie, ils convertirent la poussiéreuse vallée du Chubut en une florissante oasis, plantée de peupliers et de chapelles, où il fait bon s'empiffrer de pâtisseries à l'heure du thé...

Géographie et thématiques culturelles

Écosystèmes

Mer argentine : cette acception n'est pas sans éveiller de virulentes controverses, car les contours de la souveraineté maritime de l'Argentine prêtent à de nombreux litiges. Mais la faune est heureusement apatride, aussi orques, baleines, manchots, lions et éléphants de mer peuvent-ils s'y entre-tuer en toute tranquillité.

Steppe patagonique : de l'avis général, ses panoramas infinis sont d'une monotonie proverbiale, et un vent irascible soufflette méchamment les importuns qui s'y dévoient ; mais il suffit qu'un crépuscule pyromane allume ses champs de coirones et incendie les nuées orageuses qui moutonnent jusqu'à l'horizon pour que la magie de la Patagonie opère.

Monte : dans le lexique populaire, “adentrarse en el monte”, plus encore que “prendre le maquis”, c'est se réfugier dans une région qui, sans posséder une végétation dense ni même élevée, est cependant suffisamment vaste et aride pour dissuader toute tentative de poursuite. Mieux vaut être un habile chasseur de viscaches.

Forêt patagonique : au contraire des Andes boréales bigarrées et fauves, la cordillère australe est une fresque impressionniste, où le frémissement perpétuel de la lumière sur les reliefs boisés engendre une palette pointilliste dont les nuances se nichent dans un bosquet d'arrayanes ou pétillent sous le pinceau plus audacieux de l'automne.

Zoologie

Orque : avec ses dehors de bouée gonflable, lisse et dodue, et cette bouille joviale qui séduisit des milliers de jeunes cinéphiles au début des années 90, qui croirait que son plus grand plaisir est de déchiqueter à belles dents d'inoffensifs (et non moins plébiscités par la jeunesse) Bibi Phoques ? La vie des bêtes est parfois moins rose qu'un dessin animé.

Otaries (lions, loups et ours de mer) : leur pelage et leur truffe humide inciteraient volontiers aux caresses, mais restons prudents : lorsque, ébrouant sa crinière, le mâle sort de ses gonds pour engueuler sa gueuse, mieux vaut rester à distances! Ces bêtes-là ont des crocs suffisamment affûtés pour scalper un manchot ou gober un bras.

Phoques (éléphants de mer) : un épisode de “Babar à la plage” ne serait pas moins touchant que ces Scènes de la Vie d'un Phoque, dont les heures s'écoulent au rythme effréné d'une succession de siestes, petits sommes, repos, farniente en flux tendu – à peine interrompue par une partie de pêche ou l'attaque sanguinaire de quelques vilaines orques.

Botanique

Nothofagus sp. : c'est l'arbre emblématique du Sud, qui couvre les reliefs andins de la Patagonie et de la Terre de Feu. Ses différentes espèces adoptent des formes variées, tantôt gigantesques, tantôt rabougries et torsadées lorsque les éléments altèrent son développement. Seule constante : leurs petites feuilles bombées et dentelées.

Caña colihueaperçu

Alerceaperçu

Gastronomie

Thé gallois : emblème du raffinement et de la pondération so british, le tea time dans sa variante galleo-chubutéenne s'est enrichi de quelques secourables calories destinées à affronter les rigueurs du climat patagon... Cerise sur le(s) gâteau(x), la torta galesa vous passera définitivement l'envie d'un petit nuage de lait totalement superflu.

Industrie

Hydrocarbures : pompant sans relâche ce qu'il reste du précieux liquide dans les entrailles de la Terre, des régiments de derricks au coude à coude colonisent la Patagonie et se lancent à la conquête de territoires périphériques jadis épargnés, assiégeant avidement les enquiquinantes réserves protégées. Safari parmi ces échassiers d'une nouvelle ère.

Ornithologie

Manchot de Magellan : « tenue de soirée exigée », croirait-on lire à l'entrée de ces colonies de manchots, tant il est vrai que leur smoking impeccablement repassé (par des heures de lustrage buccal), leur démarche empruntée et leur dédain affecté donnent le ton d'une soirée mondaine sur la Croisette. Et les paparazzis ne manquent pas !

Skuas (labbes) : cette sale poule jalouse et revancharde éprouve un malin plaisir à terroriser les manchots, dont elle raille les ailes atrophiées ; tournoyant sournoisement au-dessus de leur colonie, elle fond soudain en piqué sur un nid, s'y engouffre brutalement et s'attable pour un quatre-heures gourmet parmi les œufs laissés sans surveillance.

Huîtriers : ce limicole possède un bec long et épais qu'il manie avec une rare habileté pour ouvrir les huîtres et autres mollusques bivalves, en faisant levier. Cependant, le gourmet demeure attentif à ce qui l'entoure – ses petits yeux comme chaussés de lunettes bariolées repèrent-ils un danger ? Aussitôt il émet un cri perçant qui suspend les agapes.

Manchot papouaperçu

Parcours

Ruta 40 : elle vous en fera voir de toutes les couleurs, au sens figuré comme au sens propre – depuis les tons fauves du Noroeste jusqu'aux nuances de bleu et de vert des lacs et forêts de Patagonie, c'est toute une palette de paysages grandioses qui défilent sur plus de cinq mille kilomètres, semés de multiples embuches.

Panamericana : de raccordements en prolongements, on ne sait plus très bien au final quel est le tracé officiel de cet axe composite qui irrigue toutes les Amériques – mais ce qui est sûr, c'est qu'après une grandiose traversée des Andes l'Argentine en constitue le laborieux épilogue, tandis que la Terre de Feu s'offre légitimement comme bouquet final.

Massifs

Andes méridionales, Cordillère patagonique : où sont passés les coloris criards des altières Andes boréales ? Dans sa longue décrépitude australe, la cordillère a subi le démaquillage brutal des glaciations : à grands coups de rabot, de monstrueux glaciers ont limé les crêtes et labouré les massifs, ne laissant derrière eux que pleurs étincelants.

Carnets associés

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