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Drapeau – La Rioja
La Rioja

vignes et oliviers évoquent certes son homonyme espagnole, mais pour le reste le canyon triasique de Talampaya, la gigantesque chaussée andine de la Laguna Brava ou la crête sculpturale du Famatina ne peuvent avoir été façonnés que par de formidables titans !

Région : CuyoArgentine – région Cuyo

Population : 289820 hab. – Superficie : 89680 km²

Capitale (population) : La Rioja (143921 hab.)

Climat : agréable toute l'année, mais éviter l'hiver pour la partie andine (neige). En plaine, en hiver, méfiez-vous du zonda.

Quelques précisions

En 1988, dans le cadre du processus de régionalisation de l'Argentine, qui consiste à inciter des provinces à se regrouper en région par le truchement de traités économiques, la province de La Rioja a pu hésiter entre rejoindre la région du Grand Nord, ou celle du Cuyo. Des liens culturels plus étroits avec ce dernier ont engendré la création du Nuevo Cuyo. C'est pourquoi nous intégrons La Rioja au Cuyo, bien qu'elle ne forme pas partie des trois provinces originelles.

Ce que nous avons visité

Trek & Cie.

Cablecarril de La Mejicana : suivre un téléphérique de pylône en pylône sur 34km, en se tordant les chevilles dans la caillasse, quelle drôle d'idée ?! Pas si absurde, quand il s'agit d'un ouvrage historique désaffecté, menant à une mine d'or juchée à 4400 mètres d'altitude ! Un trek dans le temps et dans les cieux, pour renouer avec une légende exaltante.

Archéologie

Qhapaq Ñan (Camino Inca) : cette autoroute de l'empire Inca innervait tout le massif andin au départ du Cuzco, au Pérou. L'actuelle Bolivie conserve des vestiges fort bien conservés ; le nord-ouest argentin, plus dégradé, dessert cependant plusieurs citadelles spectaculaires.

Hualco : à n'en pas douter, les conquérants qui sont venus à bout de ce pucará pré-incaïque ont dû avoir du fil à retordre ! Juché sur le rebord d'une gorge abrupte, parmi un entassement de blocs énormes de grès rubescent, le site jouissait d'une position inexpugnable doublée d'un point de vue d'une rare amplitude sur le bassin aride du Pituil. Crépuscule épatant !

Cuestas

Cuesta de Miranda : c'est le seul itinéraire qui franchisse le monstrueux Famatina à la cime étincelante, en coupant au travers de son contrefort méridional, la Sierra de Sañogasta – “la cité d'argile” en idiome local, mais c'est un argile saturé de fer, dont les oxydes rougeâtres donnent à la cuesta une aura diabolique ; méfiez-vous du vaisseau fantôme...

H2O

Salinas Grandes de Córdobaaperçu

Mines

La Mejicana : Mexico est bien loin, et le souvenir du fondateur mexicain de cette mine d'argent tout autant. Reprise par les britanniques au début du XXème siècle, raccordée héroïquement par un téléphérique allemand, son cuivre et son or alimentèrent l'industrie européenne d'avant-guerre, avant de péricliter aussi sec. État des lieux, à 4400 mètres d'altitude.

Musées

Village natal de Quirogaaperçu

Parcours

Routes Sanmartiniennes : Hannibal et Bonaparte ayant tracé la voie, tout grand conquérant se doit d'affronter son lot de cols abrupts et enneigés. Les Libertadores ne sont pas en reste : deux ans avant que Bolivar n'accomplisse la traversée des Andes Orientales colombiennes, le Général San Martín défie l'Aconcagua. Objectif : bouter les Espagnols hors du Chili.

Pasos

Paso de Pircas Negras : paysage intermédiaire entre les Andes centrales et la Puna, s'y juxtaposent aussi bien les blanchâtres étendues lagunaires de l'une que le chatoiement minéral des autres, sous la coupe de grands volcans aux sommets étincelants et à l'aura inquiétante. Des bandes de vigognes y sévissent sans vergogne, à la truffe et à la barbe des pumas.

Dévotions

Señor de la Peña : pas besoin de se tordre le cou dans tous les sens ; même les plus incrédules admettront volontiers que ce gros rocher (peña) dressé au bord d'un mystérieux lac de sable présente bel et bien un impressionnant profil humain. La foi populaire a fait le reste, et ce miracle de la géologie a été attribué au Seigneur (Señor).

Réserves

Talampaya : ce vaste no man's land désertique est une immense encyclopédie de géo-paléontologie à ciel ouvert, dont les volumes friables explorent les 50 millions d'années du Triasique. Canyons titanesques et oueds labyrinthiques nous aspirent dans un inquiétant voyage hors du temps...

Laguna Brava : d'accès plutôt aisé, ce splendide morceau de Puna n'est pas aussi accueillant que cela, et la lagune n'a pas usurpé son nom – “brava”, comme un cheval rétif, un océan déchaîné. Un environnement hostile, donc. Lac des “mules mortes”, épave d'avion, tombes hantées et autres geysers sulfureux sont là pour vous le rappeler.

Villes

Chilecito : le “Petit Chili” est une oasis au bord de la Dépression de Santa Elena, cuvette aride où l'on s'efforce de choyer vignes et oliviers, de quoi survivre à la faillite de l'âge d'or minier. Les ruines de ce passé industriel sont aujourd'hui classées et choyées : téléphérique, fonderie et musée témoignent de cette exaltante aventure humaine.

Géographie et thématiques culturelles

Écosystèmes

Chaco Serrano : avec les premiers reliefs qui surgissent sur ses confins occidentaux, le Gran Chaco profite de la soudaine abondance (toute relative) d'eau pour développer une végétation moins épineuse, dont se détachent les grandes silhouettes ébouriffées des carandays – il devient même agréable de s'y promener !

Puna : retranchée derrière d'abruptes cordillères, cette inexpugnable forteresse bardée de donjons volcaniques héberge une faune rare mais précieuse, dans un environnement désertique aux coloris extraordinaires. Envahisseur, prends garde : son atmosphère éthérée te coupera le souffle plus sûrement qu'une hallebarde !

Hautes Andes : à des altitudes comprises entre deux et sept mille mètres, la végétation se cantonne généralement à quelques coironales mouchetant de leurs jaunes léonins les sols minéraux ou volcaniques, quand la neige ne les recouvre pas. Peu de bestioles se risquent dans ces parages – elles se savent dans le collimateur des condors.

Monte : dans le lexique populaire, “adentrarse en el monte”, plus encore que “prendre le maquis”, c'est se réfugier dans une région qui, sans posséder une végétation dense ni même élevée, est cependant suffisamment vaste et aride pour dissuader toute tentative de poursuite. Mieux vaut être un habile chasseur de viscaches.

Chaco Seco : si l'épithète “impénétrable” lui colle à la peau, ce n'est pas tant en raison des rudes conditions climatiques (avec 45°C en été et peu d'eau, le terme approprié serait plutôt “invivable”) que de la densité des plantes xérophiles qui ont vite fait de coloniser toute ébauche de piste. Il faut être myrmécophage ou Mennonite pour y subsister !

Botanique

Chica : cette “gamine” n'assume vraisemblablement pas son âge, notoirement archaïque – mais en dépit de ce sobriquet flatteur, elle ne saurait abuser son monde et dissimuler les rides profondes de sa peau coriace, tannée par les ans, ni la touffe ébouriffée de sa chevelure hirsute et décolorée, non plus que son profil voûté en un inextricable colimaçon.

Cardón : une légende précolombienne voit en ces grands cactus à la silhouette vaguement anthropomorphe les épiphanies d'un couple d'amants indigènes pourchassés par un cacique irascible, que la Pachamama aurait ainsi transformés en totem épineux pour les soustraire à leur poursuivant. Quant à la version scientifique des faits, elle n'est pas moins belle...

Industrie

Vini-viticulture : tôt présente dans les bagages des Espagnols, la vigne colonise le piémont andin et génère un lucratif commerce à l'échelle du Vice-royaume. Laminé par les guerres d'Indépendance et l'expansion des productions européennes, le secteur amorce un boom remarqué depuis quelques décennies et les bodegas font leurs choux gras du tourisme !

Parcours

Ruta 40 : elle vous en fera voir de toutes les couleurs, au sens figuré comme au sens propre – depuis les tons fauves du Noroeste jusqu'aux nuances de bleu et de vert des lacs et forêts de Patagonie, c'est toute une palette de paysages grandioses qui défilent sur plus de cinq mille kilomètres, semés de multiples embuches.

Massifs

Andes centrales, Cordillère frontale : si l'on file la métaphore poliorcétique, cette cordillère dont les parois sont badigeonnées d'aplats sanglants et hérissées de tourelles rocailleuses (capuchonnées de névés éblouissants), précédée de la barbacane de la Précordillère, se présente comme l'ultime défense du redoutable donjon de l'Aconcagua.

Sierras Pampeanas Occidentales, El Famatina : la cime étincelante du Cerro Belgrano se détache sur le ciel limpide de La Rioja – à l'avant-garde de la Cordillère des Andes, ce phare naturel, juché à plus de 6.000 mètres sur l'abrupt piédestal du Famatina, est le repère infaillible du voyageur et du berger à des lieues à la ronde.

Andes centrales, Précordillère : dans la complexe imbrication de remparts qui fortifie les Andes, ce cordon moins élevé fait office de bastion avancé, son faîte aiguisé ménageant de loin en loin la poterne chicanée d'une quebrada. A défaut d'huile bouillante, les torrents estivaux qui s'y précipitent ne sont pas sans danger...

Sierras Pampeanas Centrales, El Velascoaperçu

Carnets associés

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