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Drapeau – Mendoza
Mendoza

le bon-vivre est sans doute le meilleur label que l'on puisse décerner à la paisible capitale du Malbec – mais les sybarites ne seront pas les seuls à y trouver leur compte, car de l'Aconcagua à la Payunia il y a matière à épater andinistes et vulcanologues.

Région : CuyoArgentine – région Cuyo

Population : 1576585 hab. – Superficie : 148827 km²

Capitale (population) : Mendoza (846904 hab.)

Climat : agréable toute l'année, mais éviter l'hiver pour la partie andine (neige). En plaine, en hiver, méfiez-vous du zonda.

Quelques précisions

Avec San Juan et San Luis, Mendoza forme la région du Cuyo, qui possède une identité historique et culturelle bien marquée – une distinction due à ce que ces provinces furent colonisées depuis le Chili, au XVIIème siècle, à l’inverse des autres provinces argentines colonisées depuis le Pérou (pour le Noroeste, jusqu’à Córdoba) ou directement depuis la métropole (pour la façade atlantique et le Litoral).
Depuis 1988, la région économique du Nuevo Cuyo intègre la province de La Rioja.

Ce que nous avons visité

Archéologie

Qhapaq Ñan (Camino Inca) : cette autoroute de l'empire Inca innervait tout le massif andin au départ du Cuzco, au Pérou. L'actuelle Bolivie conserve des vestiges fort bien conservés ; le nord-ouest argentin, plus dégradé, dessert cependant plusieurs citadelles spectaculaires.

Cuestas

Cuesta del Año : restez bien concentré, sur la route plutôt que sur le décompte – qu'importe que cette côte ait autant de virages que de jours de l'année (año), le principal est d'arriver entier dans la vallée d'Uspallata, sur les traces de San Martín qui, lui, avait sûrement d'autres chats à fouetter que de compter les virages...

H2O

Bassin Atuel-Diamanteaperçu

Musées

Musée du Vin (La Rural)aperçu

Parcours

Routes Sanmartiniennes : Hannibal et Bonaparte ayant tracé la voie, tout grand conquérant se doit d'affronter son lot de cols abrupts et enneigés. Les Libertadores ne sont pas en reste : deux ans avant que Bolivar n'accomplisse la traversée des Andes Orientales colombiennes, le Général San Martín défie l'Aconcagua. Objectif : bouter les Espagnols hors du Chili.

Pasos

Paso de la Cumbre (Christ Rédempteur) : entre les deux “Républiques Sœurs” (euphémisme désignant les meilleures ennemis que sont Argentine et Chili), les conflits armés ont manqué plusieurs fois d'éclater ; ce col fut l'enjeu d’âpres disputes, dont la résolution pacifique fut consacrée par l'imposante statue du Christ qui garde la frontière.

Réserves

Puente del Inca : cette arche naturelle, œuvre d'une rare combinaison de phénomènes géologiques, marquait jadis la limite méridionale des terres gouvernées par les Incas. Plus tard, les soldats de l'Indépendance en foulèrent la chaussée glissante, avant que la bourgeoisie de la nouvelle Argentine ne s'y bouscule pour apaiser ses maladies de peau...

Aconcagua : le sommet des Amériques est le summum de l'andinisme, et son ascension est réservée à de plus vaillants que nous – le parc du même nom offre toutefois un superbe point de vue sur la Sentinelle de Pierre, et les vols entre Argentine et Chili le frôlent de prêt : réservez un hublot !

La Payunia : ça n'est certes pas le seul endroit du pays où il y ait des volcans, mais, avec plus de 800 cônes, leur densité est ici exceptionnelle, et leur approche plutôt aisée, jusques et y compris au rebord de certains cratères. Stratovolcans, coulées de laves, champs de basalte : un traité de vulcanologie à ciel ouvert !

Laguna de Llancanelo : abandonné au beau milieu de la steppe par on ne sait quelle sorcière, cet effroyable miroir magique possède un tain tantôt limpide comme les cieux, tantôt mousseux comme un chaudron. Prenez garde si vous vous en approchez : il a le pouvoir de schtroumpfer les volcans qui s'y mirent trop longuement...

Castillos de Pincheira : cette formation géologique aux allures de muraille médiévale conserve le souvenir des frères Pincheira et de leur bande de hors-la-loi, qui y trouvèrent un sûr refuge au XIXème siècle, d'où ils pouvaient harceler les frontières de la jeune République Argentine. C'est aujourd'hui une étape peu périlleuse de la Ruta 40.

Telteca : le piémont andin paraît bien ennuyeux, qui couvre une grande partie du Cuyo ; les routes qui le traversent sont interminables et l'horizon désespérément plat. Au nord-est de Mendoza, cette modeste réserve vous procurera une halte salutaire si vous piquez du nez – et l'occasion de découvrir un écosystème fort surprenant, du haut de dunes imposantes.

Laguna del Diamante : sur les traces de l'infortuné Henri Guillaumet qui y planta jadis son avion, explorez l'un des joyaux des Andes centrales. Lagune cristalline et volcan altier signalent l'emplacement de l'une des plus vastes et destructrices caldeiras des Andes et du Monde... Pas de quoi vous passer l'envie d'y camper.

Thermes

Cajón Grande : il fait un froid de cauquén dans ce recoin reculé de la cordillère, mais vous vous en moquez pas mal, immergé que vous êtes dans un bon bain brûlant, en extérieur certes mais bien abrité. Et vous vous dites que, vraiment, l'endroit est grandiose, relaxant, idyllique, enivrant... – mais qu'il va bien falloir en sortir pour attraper la serviette. Courage !

Cacheutaaperçu

El Sosneado

Vallées

Valle de Uspallata : si la métaphore de “l'écrin” est plutôt galvaudée dans le registre de la description paysagère, c'est pourtant bien l'image qui s'impose lorsqu'on découvre cette parure de peupliers chatoyants enveloppée par le capitonnage des cordillères alentours, camaïeux irréel tout de roses et d'ocres confondus, qui semble si soyeux, presque vaporeux.

Valle de Ucoaperçu

Valle Hermosoaperçu

Géographie et thématiques culturelles

Écosystèmes

Hautes Andes : à des altitudes comprises entre deux et sept mille mètres, la végétation se cantonne généralement à quelques coironales mouchetant de leurs jaunes léonins les sols minéraux ou volcaniques, quand la neige ne les recouvre pas. Peu de bestioles se risquent dans ces parages – elles se savent dans le collimateur des condors.

Steppe patagonique : de l'avis général, ses panoramas infinis sont d'une monotonie proverbiale, et un vent irascible soufflette méchamment les importuns qui s'y dévoient ; mais il suffit qu'un crépuscule pyromane allume ses champs de coirones et incendie les nuées orageuses qui moutonnent jusqu'à l'horizon pour que la magie de la Patagonie opère.

Monte : dans le lexique populaire, “adentrarse en el monte”, plus encore que “prendre le maquis”, c'est se réfugier dans une région qui, sans posséder une végétation dense ni même élevée, est cependant suffisamment vaste et aride pour dissuader toute tentative de poursuite. Mieux vaut être un habile chasseur de viscaches.

Industrie

Hydrocarbures : pompant sans relâche ce qu'il reste du précieux liquide dans les entrailles de la Terre, des régiments de derricks au coude à coude colonisent la Patagonie et se lancent à la conquête de territoires périphériques jadis épargnés, assiégeant avidement les enquiquinantes réserves protégées. Safari parmi ces échassiers d'une nouvelle ère.

Vini-viticulture : tôt présente dans les bagages des Espagnols, la vigne colonise le piémont andin et génère un lucratif commerce à l'échelle du Vice-royaume. Laminé par les guerres d'Indépendance et l'expansion des productions européennes, le secteur amorce un boom remarqué depuis quelques décennies et les bodegas font leurs choux gras du tourisme !

Parcours

Ruta 40 : elle vous en fera voir de toutes les couleurs, au sens figuré comme au sens propre – depuis les tons fauves du Noroeste jusqu'aux nuances de bleu et de vert des lacs et forêts de Patagonie, c'est toute une palette de paysages grandioses qui défilent sur plus de cinq mille kilomètres, semés de multiples embuches.

Panamericana : de raccordements en prolongements, on ne sait plus très bien au final quel est le tracé officiel de cet axe composite qui irrigue toutes les Amériques – mais ce qui est sûr, c'est qu'après une grandiose traversée des Andes l'Argentine en constitue le laborieux épilogue, tandis que la Terre de Feu s'offre légitimement comme bouquet final.

Massifs

Andes centrales, Cordillère frontale : si l'on file la métaphore poliorcétique, cette cordillère dont les parois sont badigeonnées d'aplats sanglants et hérissées de tourelles rocailleuses (capuchonnées de névés éblouissants), précédée de la barbacane de la Précordillère, se présente comme l'ultime défense du redoutable donjon de l'Aconcagua.

Andes centrales, Cordillère principale : précédé de son flamboyant pont-dormant qu'est le Puente del Inca, voici enfin le donjon jalousement gardé de toute la cordillère des Andes : l'Aconcagua, à l'assaut duquel les andinistes se lancent témérairement, escaladant une muraille dont les mâchicoulis déversent de meurtrières avalanches.

Andes centrales, Précordillère : dans la complexe imbrication de remparts qui fortifie les Andes, ce cordon moins élevé fait office de bastion avancé, son faîte aiguisé ménageant de loin en loin la poterne chicanée d'une quebrada. A défaut d'huile bouillante, les torrents estivaux qui s'y précipitent ne sont pas sans danger...

Carnets associés

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